Secte vaudou et pédophile à Lyon

16 octobre 2013

Loriane va très bien chez sa mère, selon la justice et les services sociaux

90228624_oComme on pouvait s'y attendre, la situation de Mathieu et Loriane ne s'améliore pas. 

La maman de Mathieu, Audrey, a perdu l'autorité parentale sur son fils. On lui a reproché d'avoir inventé les maltraitances commises par le père de l'enfant. 

Loïc, le père de Loriane, a quant à lui été convoqué le 18 septembre pour lui signifier la fin de l'AEMO. Car, depuis un an, une mesure de suivi de la petite était organisé dans le Var, là où sa mère a déménagé. Elle s'est installée là-bas avec son nouveau compagnon, également pédophile. 

Loïc n'avait pas reçu de convocation pour cette audience du 18 septembre. C'est en appelant le parquet qu'on lui a bien confirmé que l'audience était fixée à cette date. Son avocat n'était pas au courant non plus, a-t-il dit à Loïc, avant de le planter le matin même de cette fameuse audience à Draguignan. Il y a donc fort à parier que le but était de faire cela sans la présence de Loïc, comme ils l'ont fait pour Audrey le jour où on lui a retiré l'autorité parentale: on a refusé de reporter l'audience alors qu'Audrey était à l'hôpital suite à son accouchement!

Loïc a également appris que la plainte pour maltraitances contre Loriane avait été classée sans suite par la juge M. de Draguignan. Cette même juge est aussi intervenue dans le dossier AMIDLISA, en ne donnant des droits de visite médiatisés à la mère des enfants que parce qu'elle ne parlait plus de l'affaire. Et cela, alors que les trois enfants étaient très en demande de voir leur mère. 

Une plainte classée sans suite alors qu'en août 2012, Loriane avait été entendue durant plus d'une demi heure par la Brigade de protection des mineurs de Lyon, et qu'elle avait bien précisé avoir tout dit. 

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09 septembre 2013

Loïc attend toujours sa convocation pour le ... 18 septembre!

pedophilieA Lyon, les vices de procédure continuent. La maman de Mathieu a perdi l'autorité parentale sur son fils il y a quelques semaines, et voilà que Loïc, le père de Loriane, risque de se faire avoir lui aussi, on va voir comment.

 

Rappel des faits:

Loriane (bientôt 10 ans) et Mathieu (7 ans) sont respectivement les enfants de Loïc et Audrey, issus d'une première union. Loïc et Audrey sont en couple, et ont eu d'autres enfants ensuite. En 2008, loriane a commencé à parler de piqûres d'aiguilles et d'attouchements commis par le nouveau copain de sa mère. Un type assez frutre mais issu d'une des grandes familles lyonnaises. D'autres adultes ont participé, elle a parlé de rituels étranges, à moitié vaudous, à moitié sataniques on dirait.

Loïc a donc tenté de protéger sa fille, résultat: il ne la voit plus qu'un week end sur deux, et est en passe de perdre ces quelques heures. Loriane, elle, vit désormais dans le Var avec sa mère et son nouveau copain, qui est également un pédocriminel. 

justicePuis, c'est Mathieu qui parle des mêmes choses. Très vite, on comprend que le père de Mathieu et la mère de Loriane sont entrés en contact afin d'accuser Loïc et Audrey de maltraiter eux-mêmes les enfants.

Divers certificats médicaux, attestations et autres PV montrent la réalité de ces piqûres, réalisées de manière systématique.

 

Derniers événements.

Cet été, Audrey devait accoucher et on en a profité pour tenir une audience et décider de lui retirer l'autorité parentale sur Mathieu. Pas moyen de revenir sur cette décision prise de la manière la plus faux-cul qu'il soit. Mais c'est sûr, on n'est plus à ça près dans cette histoire.

Loïc, lui attend depuis un moment sa convocation pour l'audience au cours de laquelle on va entériner la fin de la mesure de suivi en milieu ouvert, c'est-à-dire la pseudo enquête qui est réalisée chez la mère de Loriane, dans le Var. 

Cette convocation ne vient pas, son avocat ne l'a pas reçue non plus, et voilà qu'il apprend par hasard (et très récemment) que ladite audience doit se tenir ... le 18 septembre! 

De plus, cette audience se déroule à Draguignan, où le tribunal a une triste réputation en ce qui concerne les abus sexuels contre les mineurs. Là bas, officiait le pro du "classement sans suite", Christian Girard, à qui a succédé une autre procureure récemment décorée de la Légion d'Honneur, et qui a la même célérité dans le classement sans suite.  

Vu la tournure qu'on pris les événements, on peut craindre que Loïc perde lui aussi son autorité parentale. Et qu'il soit lui aussi privé de sa fille, et surtout que Loriane soit isolée au milieu de cette bande de pédophiles en réseau.

En octobre 2012, Loic et Audrey ontété prévenus: ils ont passé une trentaine d'heures en garde à vue, accusés de quoi? On ne le sait toujours pas. Ce que l'on sait par contre, c'est qu'une plainte contre X pour maltraitances est censée être en cours de traitement. On attend que les pervers soient également mis en garde à vue. 

 

 

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01 août 2013

Mathieu va chez son père, la maman protectrice perd l'autorité parentale

child_abuse_1Revenons sur le sort de Loriane et Mathieu. Deux enfants qui pourraient se retrouver encore plus isolés, à la merci de leurs bourreaux. Dans ces deux affaires, le rôle des services sociaux a été de nier le danger pesant sur les enfants, pour réclamer ensuite qu'on les envoie chez ceux qui abusent d'eux depuis des années maintenant.

Suite aux derniers événements, Audrey, la maman de Mathieu, a perdu l'autorité parentale sur son fils, qui a été renvoyé chez son père sans décision du juge des enfants.

Et ce n'est pas un jugement qui dit cela, mais une ordonnance en référé prise trois jours après une audience à laquelle Audrey n'a pas pu se rendre, sur demande du père de l'enfant le 9 juillet 2013.

La mesure d'AEMO devait s'achever en juin 2013, mais lors des dernières audiences, rien ne permettait de penser que Mathieu serait confié à son père. La dernière audience, à laquelle Audrey était absente car elle venait d'accoucher, aurait du être reportée. Mais cela, le juge n'en a pas tenu compte. 

Audrey a appris que son fils était dans sa famille paternelle parce qu'elle ne parvenait plus à le joindre et qu'elle a appelé le foyer dans lequel il était placé. C'est là qu'on lui a expliqué que les grands manitous des services sociaux avaient décidé que l'enfant irait dès à présent chez ses grands paternels, puis chez son père.

Cependant, dès le mois d'avril on pouvait lire dans un jugement que les services sociaux pensaient déjà à "un travail d'accompagnement d'un retour de Mathieu chez son père". 
Le juge qui a choisi de renvoyer Mathieu chez son père considère qu'Audrey n'a jamais réclamé la garde de son fils, ce qui est faux, et qu'elle ne fait que l'examiner sous tous les angles à chaque fois qu'elle le voit au point rencontre. Pour cela, on lui retire l'autorité parentale et on prive un enfant de sa mère.

Audrey n'était pas à l'audience du 23 juillet suite au référé du père. Elle a donc demandé un renvoi puisqu'elle était à l'hôpital. De plus, personne n'a reçu le jugement du juge des enfants, suite à l'audience du mois de juin au cours de laquelle le père a déclaré qu'il n'avait pas le temps de s'occuper de son fils pour l'instant. 

Le juge écrit qu'Audrey "ne pouvait ignorer que le placement de Mathieu était levé à compter du 2 août prochain, main levée du placement précédée d'une sortie de l'enfant confié aux parents" du père. Ah bon? Audrey serait extra lucide pour les juges? Comment aurait-elle pu "ne pas ignorer" quelque chose qui n'a pas été dit et encore moins écrit? Bref, la demande de renvoi a été rejetée!

On écrit aussi qu'Audrey demande la poursuite du placement, alors qu'elle a au contraire demandé à récupérer son fils, qui est en danger avec son père.

Le juge a décidé de retirer l'autorité parentale à Audrey, sans contradictoire et sans tenir compte des pièces à charge qui apparemment n'étaient pas dans le dossier, en arguant qu'une procédure pénale est en cours contre Loïc et Audrey.

Hors, cette procédure pénale qui concerne les maltraitances contre Loriane et Mathieu n'est pas portée contre Loic et Audrey mais contre X, c'est-à-dire à charge et à décharge contre TOUS les protagonistes de l'affaire, contre tous ceux qui auraient pu commettre les maltraitances. C'est-à-dire Loic et Audrey, mais aussi le père de Mathieu et la mère de Loriane.

L'ordonnance en question est provisoire et vaut pour 8 mois.

 

Pourquoi il y a "danger":media_l_3960099

Le père de Mathieu a déjà été impliqué dans des faits d'agression sexuelle. Il est violent, et peut même impunément menacer de mort la mère de son fils en plein tribunal. Apparemment, il ne craint personne, mais les juges, eux, semblent le craindre.

En janvier 2012, un test urinaire a montré des traces d'opiacés chez Mathieu (Phenobarbital, un sédatif), qui a du être hospitalisé en urgence ce mois-ci, en raison d'importantes traces de piqures. Un médecin avait alors demandé un placement en urgence de Mathieu, qui revenait de chez son père.

En juin 2011, c'est bien contre le père de Mathieu que les services de la protection de l'enfance ont porté plainte. Bizarrement, c'est devenu une plainte conte X et une garde à vue en octobre contre Loïc et Audrey. Au bout de deux jours, les flics ont du les relacher et à l'heure à l'actuelle, ils ne sont toujours pas inculpés de quoi que ce soit, et ne sont pas mis en examen. Pas de chance, l'assistante sociale qui a fait le signalement a été mutée. Elle avait fait un rapport accablant concernant la violence du père de Mathieu et sa négligence vis-à-vis de son fils.

Suite à cette mutation, une éducatrice spếcialisée, non habilitée à intervenir dans ce genre de dossier, a remplacé l'assistance sociale mutée et a pris fait et cause pour le père de Mathieu. Depuis ce moment, les services sociaux n'ont eu de cesse d'attaquer Loic et Audrey.

En janvier 2012, les services sociaux avaient encore convoqué le père de Mathieu, chez qui l'enfant vivait, pour lui dire qu'ils soutenaient son placement dans un foyer. S'il n'y avait aucun danger pour l'enfant, ou si le danger venait de sa mère, pourquoi lui retirer l'enfant?

Le père de Mathieu est manifestement aidé par certaines personnes, celles qui ont commencé à maltraiter les enfants, à leur faire des piqures et à violer Loriane. 

 

Quant à Loriane, rien ne bouge. La petite ne dit plus rien mais il est certain que les abus continuent. La justice ne semble toujours pas décidée à la protéger. Et les services sociaux ne semblent pas choqués par la situation.

 

10 février 2013

Secte pédo vaudou de Lyon: Loriane en danger immédiat, Mathieu négligé par la Justice

ob_fad70332be8edcc2100f3fbc269ab396_cam-0329-copieComment vont Loriane et Mathieu, ces deux enfants embarqués par leurs parents repsectifs dans une espèce de secte pédocriminelle, vaguement vaudou, vaguement satanique? Les dernières nouvelles ne sont pas des meilleures, et la Justice semble toujours aussi aveugle à leur souffrance.

(article paru en août 2012)

MATHIEU:

Il est toujours placé, et continue à subir des piqûres d'aiguille. Il faut dire que son père, contrairement à sa mère, a le droit de sortir du foyer avec son fils. Il est donc le seul à avoir l'occasion de faire ces piqûres. Le juge F. a même rallongé le droit de visite de Damien, le père de Mathieu: de 9h à 13h le samedi avec le droit de prendre un repas. Quant à Audrey, elle se voit désormais gratifiée de deux heures de visite médiatisée par semaine, contre deux heures par mois auparavant.

La juge F. a également demandé un rapport aux services sociaux ainsi qu'un examen médical de Mathieu chaque mois, ceci, écrit la juge, afin d’ « éviter à la mère d’examiner son enfant à chaque visite ainsi qu’elle l’a déjà fait, recherchant les traces de piqûres », mais aussi (surtout?) afin d' « apprécier si d’autres causes, d’origine allergique ou autre, peuvent entrer en considération à titre explicatif » pour les traces de piqûre systématiquement relevées par Audrey sur son fils.

Précisons aussi que la juge F. semble gênée de la présence dans le dossier de deux associations. Elle écrit que: « La situation est compliquée par ailleurs par l’intervention d’une association dite de défense des mineurs qui se retrouve sous un siglage différent dans les deux procédures au demeurant curieusement parallèles ». C'est bien la réalité: Loriane et Mathieu sont dans des situations similaires puisque ceux qui les maltraitent sont les mêmes, et opèrent les mêmes pratiques, ou presque, sur les deux enfants.

D'ailleurs, bien que "Damien", "Steve" et "Martine" disent ne s'être rencontrés que le 24 novembre 2008, les preuves qu'ils sont restés en contact au moins jusque début 2012 sont nombreuses.

Enfin, dans ce jugement de juin 2012, la juge F. établit les torts à égalité pour les deux parents de Mathieu.

LORIANE:

Le juge compétent est désormais à DRAGUIGNAN, puisque la petite vit dans le Var, chez le nouvel ami de sa mère, dont nous aurons l'occasion de reparler. De toute manière, le juge T. de LYON n'était certes pas favorable à Loriane, estimant que rien n'étaie ses accusations. D'ailleurs, selon le juge T., la parole de Loriane doit "être appréhendée avec prudence ".

Pourtant, la petite, qui a passé le mois d'août chez son père, a dit et redit qu'elle ne voulait pas aller dans le sud, qu'elle ne voulait pas aller dormir dans la cave. La cave, c'est en fait ce qui fera office de chambre à Loriane dans le Var, chez "Johnny" où a emménagé "Martine", sa mère. Celle-ci a en effet lâché un travail plutôt bien rémunéré et un appartement convenable pour aller vivre dans une minuscule baraque, où il n'y a qu'une seule chambre pour elle, "Johnny", ses deux fils de 6 et 9 ans, et Loriane. Comme les deux adultes dorment en haut dans la chambre et que les deux garçons dorment dans le salon, Loriane se retrouve à la cave, sans fenêtre et pas aménagée du tout.

En rentrant du Var où elle a passé le mois de juillet, Loriane avait de terribles maux de ventre, et elle expliqué que les piqûres d'aiguilles continuaient avec le nouvel ami de sa mère, qu'on appelle pour l'instant "Johnny" et qui semble lui aussi être un adepte de rituels étranges. Cela, Loriane l'avait déjà dit. Ce qui est nouveau, c'est que maintenant les aiguilles sont toutes de la même couleur: blanches. Nous savons aussi que "Johnny" a de grands projets pour la petite Loriane. Et on se demande bien de quoi il s'agit.

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Vu ces derniers évenements, on comprend qu'il est urgent de sortir les enfants de là. On sent aussi très bien qu'il faut peu de choses pour que tout se retourne contre Loïc et Audrey: les insinuations selon lesquelles il manipulerait sa fille ou serait à l'origine des piqûres ou du "conflit familial" sont de plus en plus récurrentes.

Et on se souvient qu'un jour où Loic est allé porter plainte pour sa fille, un policier lui a dit que s'il continuait avec ces histoires, c'est lui qu'on allait accuser d'avoir maltraité Loriane.

Concernant Mathieu, la Justice ne semble pas pressée de le mettre à l'abri de son père, par contre elle semble très pressée de l'éloigner de sa mère, à qui elle n'a pourtant rien à reprocher.

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Partie III Lyon : deux enfants entre les mains d’une secte pédo et sataniste

80364812_oDans la première partie de cette histoire aberrante, on a vu que les enfants respectifs d’Audrey et Loïc sont pris dans une sorte de secte vaudou, dans laquelle on les pique avec des aiguilles lors de cérémonies, mais aussi au cours desquelles on les viole.

On a aussi vu qu’à plusieurs reprises, les réactions de la police et de la Justice ont été des plus surprenantes, une OPJ déclarant à Audrey qu’elle allait les « faire tomber », et demandant à Loïc d’ « arrêter les procédures ». Très vite, les abuseurs ont tenté de retourner la situation et de faire croire que c’est Loïc qui est à l’origine des sévices. Et ils poussent Loriane à dénoncer son père lors de ses différentes auditions. Petit à petit, les rapports des services sociaux et les jugements mettent de plus en plus de côté les accusations d’abus sexuels.
1. Enlisement judiciaire

En décembre 2010, donc, la Justice décide de prolonger la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) de Loriane pour 15 mois supplémentaires. La petite, qui s’est confiée à Mme. S, qui est psychopédagogue et spécialiste en victimologie, et préside une association d’aide aux victimes, ne pourra plus voir cette dame.

En ce qui concerne la plainte de Loïc avec constitution de partie civile pour les faits dénoncés par Loriane, le juge S. limite l’instruction à interroger Loïc et son entourage, et il refuse la confrontation avec Martine demandée par Loïc. Toutefois, il parvient quand-même à avoir une expertise de Steve.

Le 7 mars 2011, Loriane retourne voir le Dr D, de l’hôpital de Lyon, qu’elle avait déjà vue fin 2008, et qui avait rédigé un certificat dans lequel elle concluait « il semble que cette enfant de 5 ans soit victime d’attouchements sexuels à répétition, ce qui provoque chez elle une souffrance psychique et un renfermement néfastes à son développement », car en effet, Loriane lui avait parlé des attouchements et semblait très perturbée.

Mais cette fois, le Dr D. tient un discours bien différent après avoir vu Loriane, qui a refusé de se laisser examiner : elle estime qu’il est « très difficile » d’authentifier les propos de Loriane. Elle écrit ensuite « Il a été conseillé de laisser cette enfant tranquille et de cesser la multiplicité des consultations et des examens », et tente de dissuader Loïc de continuer à faire examiner sa fille. De son côté, Martine, la mère de Loriane, est déboutée de sa demande pour que Loïc ne voie plus Loriane qu’en « lieu neutre ». Mais, la petite ne pourra voir un psychologue que si les deux parents sont d’accord.

En juin 2011, une assistante sociale de la protection de l’enfance dépose une plainte contre Damien pour des faits inquiétants relevés par le pédopsychiatre qui suit Mathieu. Le rapport de cette assistante sociale, rédigé après avoir entendu tous les protagonistes de l’affaire, est accablant au sujet de la violence de Damien, des problèmes d’éducation et de sa négligence envers son fils. Comme par hasard, l’assistante sociale est mutée très rapidement. Elle est remplacée par une certaine Nabila, qui dit d’emblée à Audrey que Mathieu va retourner vivre chez son père.

Le 16 juillet, Audrey récupère son fils devant le commissariat (c’est convenu avec Damien en raison de ses accès de violence récurrents). Damien demande que Mathieu n’enlève pas ses lunettes de soleil car il a reçu des gouttes dans les yeux. Il ne donne pas de précisions, et rien n’est mentionné dans le carnet de santé. Audrey regarde quand même et constate que Mathieu a une marque sous l’œil gauche et « des traces de griffures et de piqures sur la jambe gauche », comme elle l’explique dans le signalement qu’elle fait immédiatement. Et dans le seul but que Damien ne puisse pas dire que c’est Loïc qui est à l’origine de ces marques, comme Steve et Martine d’un côté, Damien de l’autre, veulent le faire croire.

Quand elle demande à Mathieu d’expliquer d’où viennent ces traces, il donne de nombreuses explications différentes et semble gêné.

Quelques mois plus tard, le 10 septembre 2011, Audrey porte plainte contre X, car une fois de plus elle a remarqué des « marques en forme de petits points » sur le nez de Mathieu, qui ressemblaient à des traces de piqûres, ainsi que l’a noté un médecin dans un rapport fait le jour même. Via son avocate, Damien nie les faits, disant que Mathieu n’avait aucune trace quand il l’a laissé à sa mère. Il prend même la défense de Steve, car lui et Mathieu ne l’auraient rencontré « qu’une seule fois, fin 2008, et où l’enfant n’est jamais resté seul » avec Steve. Mais étrangement, dans son courrier, l’avocate de Damien évoque et présente les jugements de l’affaire de Loriane.

Audrey doit de nouveau porter plainte le 24 septembre : en récupérant Mathieu, elle observe à nouveau des marques sur son nez, comme deux semaines plus tôt. Elle se rend au commissariat avec Mathieu, qui dit que « papa et [Steve] lui avaient fait des piqûres sur le nez et qu’il en avait marre ». Elle tente de déposer plainte contre X, mais les flics ne prennent qu’une main courante (ce qui est illégal), et suggère aux enquêteurs de regarder du côté de Damien et Steve. En parallèle, le couple contacte les médias, ce qui met étrangement fin à leurs nombreuses convocations au commissariat.

Entre les deux plaintes d’Audrey, la juge O. demande une Investigation d’orientation éducative (IOE). Là encore, on estime qu’il s’agit d’un simple « conflit parental » qui perdure. Devant la juge, Mathieu aurait dit que c’était Loïc qui lui avait fait les piqûres.

En ce qui concerne Mathieu, Damien s’occupe également de faire peser les soupçons de maltraitance sur Loïc. Ainsi, il a expliqué à son avocate que le 10 septembre, quand il a remis l’enfant à sa mère, il ne portait aucune marque de piqûre. Et comme par hasard, Mathieu aurait dit devant la juge O., donc, que les piqûres étaient l’œuvre de Loïc. Mieux : Damien va même jusqu’à tenter de blanchir son ami Steve, expliquant qu’il n’a pas pu commettre les faits dont Mathieu l’accuse, parce que « [Mathieu] et lui n’ont rencontré [Steve] qu’une seule fois, en 2009 ou 2010, et où l’enfant n’était jamais resté seul avec [Steve] ». Nous voilà rassurés.

De même, l’expert psychiatre qui examine Steve en septembre 2011 dans le cadre de la plainte de Loïc, et qui ne décèle chez lui aucune pathologie, écrit même que « l’infraction étant niée, il n’y a pas lieu d’en faire une analyse psychiatrique ». Raisonnement fort intéressant, qui heureusement n’est pas devenu la Doxa en matière judiciaire. Toutefois, lors d’une expertise ultérieure, en novembre 2011, un psychologue note chez Steve les « propos lisses, mettant ainsi à distance les émotions et les affects ». L’individu est en outre sur la défensive. Le psy remarque encore une « difficulté à la temporalisation et à la représentation des évènements de sa vie » et conclut que Steve a une personnalité présentant une « légère dimension pathologique ».

Accessoirement, l’avocate de Damien, qui n’est pas censé connaître Martine et Steve, évoque et présente au magistrat instructeur de l’affaire des jugements qui concernent Loriane. Mais, cela ne perturbe personne, semble-t-il, puisque personne ne se demande comment il a pu avoir ces documents en sa possession.

2. On piétine

2a34df97Damien emmene Mathieu le 4 octobre 2011, alors que cela faisait dix jours qu’il était avec lui chez le docteur S dermatologue pour faire constater qu’il s’agit de piqure de puce et non d’aiguille. Celui-ci constate « au niveau du pavillon des oreilles de la racine du nez, du versant droit du nez, de la paupière supérieure, de nombreuses érosions superficielles crouteuses d’allure récentes ». De fait : le gamin avait comme un masque autour des yeux, avec des traces de piqûres tout le long du visage. En l’espace de trois jours seulement, ces traces avaient disparu.

Le 8 octobre, Audrey doit récupérer Mathieu, et afin qu’on ne puisse l’accuser d’avoir commis quoi que ce soit sur l’enfant, Loic part à la plage avec leurs enfants (Audrey et Loïc ont eu une fille et un garçon) pour avoir des alibis au cas où on dirait qu’il a fait les piqures à Mathieu. Malgré cela, la fois suivante quand Audrey le récupère (le 22 octobre 2011), Mathieu porte à nouveau des marques de piqûres alors que Loïc ne l’a pas vu depuis un mois.

Jusqu’en janvier 2012, s’ensuit une série d’examens de Mathieu lorsqu’Audrey le récupère avec des traces de piqûres après un séjour chez son père.

Le 14 octobre, c’est l’audience au tribunal correctionnel pour les violences contre Mathieu, et voilà qu’à la surprise du couple, l’audience se fait à charge contre Audrey. Mathieu n’est entendu qu’une seule fois et en présence de son père, qui lui n’est jamais interrogé, pas plus que Steve. Evidemment, à la fin de l’audience, le Procureur dit que le dossier est vide et que l’on n’a pas cherché à vérifier les propos de Mathieu. Ce magistrat parle même d’ « enquête de police bâclée » et demande la relaxe, ce qui est jugé finalement quelques minutes plus tard.

Pourtant, Loic et Audrey ont montré les preuves des traces de piqures à l’audience. Et de leur côté, les enfants ont expliqué où Steve cache les aiguilles et les robes africaines utilisées lors de ces cérémonies à moitié vaudou, à moitié pédos. On aurait donc su où trouver les preuves, qui étaient accessibles, donc on aurait su où trouver les preuves, qui étaient accessibles, mais on ne l’a jamais fait puisqu’il n’y a jamais eu de perquisition. De même, alors que les flics n’ont pas hésité à mettre Loïc sur écoute la semaine où il a refusé de rendre Loriane à sa mère après ses révélations, ni Steve, ni Damien, ni Martine n’ont jamais été mis sur écoute.

Les choses continuent à se passer comme elles ont commencé : Mathieu revient de chez son père avec des piqûres, que Loïc et Audrey font constater. Les relations sont de plus en plus tendues entre Loïc et Audrey d’une part, et le trio Damien – Steve- Martine de l’autre. L’apothéose étant un jour où Audrey vient récupérer Mathieu devant chez Damien en décembre 2011 : Damien est en furie, se montre violent, pousse Audrey, si bien que Loïc finit par lui envoyer de la bombe lacrymogène dans la figure. Loïc et Audrey se rentrent alors dans le commissariat pour porter plainte, et Damien les suit, toujours aussi furieux a tel point que les flics sont obligés de le plaquer contre le mur du commissariat, de lui faire une palpation de sécurité et de le menacer de garde a vue s’il ne calme pas de suite…..

L’affaire est rapidement envoyée au tribunal de police alors qu’elle aurait du passer en correctionnelle, et finalement Damien n’est jugé coupable de dégradation volontaire de véhicule.

3. Jusqu’au bout

Le 5 janvier 2012, Damien est convoqué par la police, qui lui apprend que Mathieu, qui vit encore chez lui, va être placé. Trois heures plus tard, Steve annonce sur Facebook que lui et Martine ont rompu, sans qu’aucune raison ne soit évoquée alors qu’il y avait un projet de mariage. Etrange coïncidence dans le calendrier, en tout cas.

Quant à l’explication réelle, c’est probablement Loriane qui la donne, quand elle dit à son père que « [Steve] il est parti parce qu’il voulait pas se faire choper par les flics ».

Le 14 janvier, Audrey et Loïc récupèrent Mathieu au commissariat comme d’habitude qui leur dit que de nouveau son père et Steve lui ont fait boire un truc qui l’a endormi. Ils vont alors chez le médecin qui le teste positif aux opiacés : la substance en question, c’est le PHENOBARBITAL, un psychotrope de classe 4 utilisé contre les insomnies, l’anxiété etc. Par contre, on ne trouve rien chez Loriane. Mathieu est alors hospitalisé en raison des piqûres d’aiguilles et pour avoir absorbé des substances nocives. Quelque temps plus tôt, les deux enfants avaient bien dit qu’on leur faisait boire quelque chose, puis qu’ils s’endormaient.

Mathieu voit donc un pédiatre le 14, et reste à l’hôpital, seule sa mère est restée avec lui ce soir là, et le lendemain, le petit voit son père, qui lui rend visite toute la journée à l’hôpital. Le 16 janvier, quand Audrey vient voir son fils à son tour vers 10 h 30 du matin, et il lui dit que son père lui a fait des piqûres le jour même, à l’hôpital. Des traces qu’elle n’avait pas vues sur le moment. Mais, elles sont constatées le 16 janvier par le pédiatre qui avait examiné Mathieu lors de son arrivée deux jours plus tôt, le 14.

Le 17 janvier, la juge O. décide de placer Mathieu, et suspend le droit de visite des deux parents séance tenante. L’enfant est confié dans la journée à l’hôpital et aux services sociaux qui le prendront en charge dès sa sortie, en le mettant dans un foyer jusque fin septembre. Son père peut venir le voir chaque semaine et cinq fois au total, tandis qu’Audrey n’a droit qu’à une visite par mois. A cette période, Mathieu a des difficultés scolaires importantes.

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A partir de ce moment, Loriane aussi revient systématiquement de chez sa mère avec des traces de piqûres, alors qu’en principe, Steve n’est plus dans les parages. Alors Loïc et Audrey font comme ils l’ont fait avec Mathieu : ils emmènent la petite chez le médecin pour constater les traces dès qu’elle revient de chez son père. Le médecin constate encore que Loriane n’a pas ces marques quand elle quitte le domicile de son père. Plusieurs certificats de ce type se succèdent jusqu’en juin 2012.

Le 27 mars 2012, les services sociaux demandent le placement de Loriane, car il faut la protéger d’un « climat malsain et d’un environnement non protecteur dans lequel elle évolue ». Le lendemain, Martine est convoquée pour qu’on lui explique que Loriane va être placée. La personne qui la reçoit rédige une note fort instructive, dans laquelle il est écrit «nous avons affirmé que malgré l’instruction en cours et l’exercice de l’AEMO, [Loriane] n’était pas protégée et qu’elle évoluait dans un climat malsain. Nous avons énoncé notre décision d’interpeller le magistrat pour une demande de placement. [Martine] s’est effondrée en pleurant, se précipitant sur sa fille, la serrant contre elle et lui demandant ‘pardon’ ». Question : pour quoi Martine éprouvait-elle le besoin de demander pardon à sa fille ?

Le 18 juin 2012 a lieu le jugement en assistance éducative qui doit intervenir au sujet du placement de Loriane. Si Loïc y est favorable, à défaut d’avoir sa fille chez lui, ce n’est pas le cas de Martine qui ne veut pas en entendre parler. Martine dit que rien ne prouve que les marques sur Loriane sont des traces de piqûres, et elle ajoute que c’est Loïc manipule leur fille afin qu’elle accuse Steve.

Le jugement revient sur le fait que Loriane aurait été entendue seule et qu’elle aurait dit qu’elle ne voulait pas partir de chez sa mère. On ajoute encore que les éducateurs et enseignants n’ont aucune « inquiétude particulière » du fait que Loriane vive chez sa mère.

Enfin, le juge écrit dans le jugement que via son avocat, Loriane aurait dit qu’elle « a menti au sujet des piqûres mais qu’elle n’ose pas le dire à son père de peur que celui-ci la réprimande », et lui aussi place le débat sur le terrain du « conflit familial ». Logiquement, le juge déclare que les « accusations de Loïc » contre Steve et Damien ne sont « étayées par aucun élément probant ». Finalement, bien que le juge considère qu’un placement serait prématuré, il prolonge la mesure d’assistance éducative pour 15 mois en raison du « conflit parental ».

Le juge ne tient aucun compte des certificats médicaux présentés par Loïc, ni des accusations de viol de Loriane. Il décrédibilise complètement les propos que peut tenir Loriane : parole « fragile », qui « fluctue en fonction du contexte », « sa parole doit donc être appréhendée avec prudence ».

4. Où l’on parle de réseau pédophile

Dans cette affaire, on a déjà tous les éléments du réseau pédophile : des adultes s’organisent ensemble pour abuser d’enfants, car en dehors des piqûres, il faut se rappeler que tout a commencé pour Loriane par des attouchements et des actes de pénétration. Cette organisation semble déjà étendue, puisque outre la mère de Loriane et Steve, le père de Mathieu, Damien, est aussi impliqué.

On sait par Loriane qu’une psychiatre qui pilote différents centres médico psychiatriques à Lyon s’adonne aussi à ces séances de piqûres, ainsi que d’autres adultes non identifiés. Lesdites cérémonies sont a priori à caractère vaudou comme le laissent penser les aiguilles de couleurs différentes utilisées sur les enfants. Les adultes, notamment Steve, y parleraient une langue que les enfants ne connaissent pas, et se déguisent avec des toges africaines.

On peut encore dire que Steve aurait un rôle important dans sa secte, et d’après les enfants c’est lui qui dirigeait les cérémonies. Le vendredi, il disait parfois qu’il allait dans sa « grande famille » en Suisse, dans un château. En outre, les différentes réactions de la police et du parquet ne manquent pas de surprendre, amenant à penser qu’il pourrait y avoir des protections haut placées en faveur de Steve.

Steve n’a pas de métier précis, pas de formation ni de diplôme, mais travaille aujourd’hui comme chef de sécurité dans un magasin Carrefour à Lyon. Son père était élu dans une mairie de la région, et connaît très bien certains politiciens locaux en vue.

Un jour, Loriane a une réaction de peur très vive en reconnaissant dans un livre une femme qui se trouve être de la famille de Steve, mariée avec le patron d’un grand laboratoire pharmaceutique, proche lui aussi de certains politiques locaux.

Les cérémonies que dirigeait Steve avaient parfois lieu le soir, et un certain nombre d’adultes étaient présents. Mais, il arrivait beaucoup plus régulièrement qu’il fasse des piqûres à Loriane sur le temps de midi. Il pouvait faire son petit rituel assez vite, et cela ne prenait pas plus de 20 minutes. Il semble également clair que les enfants étaient conditionnés mentalement, et à de nombreuses reprises Loïc et Audrey ont pu constater un changement brutal dans le comportement de leurs enfants, à des moments bien précis. D’un coup, c’était comme si Loriane ou Mathieu étaient totalement absents.

Ainsi, Mathieu réagissait de cette manière à la vue de la Mégane bleue tunnée de son père. « A chaque fois que son père venait le chercher avec la mégane, Mathieu changeait de comportement. Il ne nous voyait plus », expliquent Loïc et Audrey.

Pour Loriane, on utilise, semble-t-il, un chien dénommé Dino, le cocker de Steve. Par exemple un jour, sa mère appelle Loriane au téléphone alors qu’elle se trouve chez Loïc, qui entend la très brève conversation entre la mère et sa fille. Martine dit « Loriane ? », la petite répond « oui maman », et Martine enchaîne en disant seulement « Dino te fait des léchouilles », et Loriane s’éteint immédiatement, est totalement absente, ne dit plus rien. Est-ce une sorte de code qui signifierait quelque chose comme « Steve te fait des bisous » ?

Un jour Loriane entend Steve parler au téléphone, et il dit à la personne à l’autre bout du fil qu’il va dénoncer tout le monde si on ne le couvre pas. Cette conversation est intervenue juste après que Steve ait appris le placement de Mathieu, et donc de sa rupture avec Martine annoncée sur Facebook.

_wsb_240x227_magie+vaudouOn sait aussi que Martine est désormais en couple avec un certain Johnny qui habite dans le Var et a deux fils qui ont dit à Loriane qu’eux aussi étaient piqués avec des aiguilles. Et tous les enfants assistent à des scènes d’exhibitionnisme de Martine et Johnny, du type fellations par exemple. Apparemment, ledit Johnny aurait rencontré Martine vers le mois de mars 2009, chez la femme de son frère. Car, Johnny est plus ou moins proche du frère de Martine, par amis et famille interposés.

La mère de Martine est également dans le collimateur. Celle-ci, qu’on appellera Anne Laure, est assistante maternelle, et beaucoup sinon tous les enfants qu’elle garde son victimes des délires de Steve. Il semble que les services sociaux aimeraient lui retirer son agrément, car elle garde des enfants hors du cadre dans lequel elle peut normalement officier.

D’après les enfants, Steve vient les piquer eux et/ ou les autres enfants, quand ils sont gardés par Anne Laure, qui ne dit rien.

Cependant, la grand-mère de Loriane a eu une réaction assez vive quand elle a appris que sa fille était en couple avec ce Johnny, et ne veut pas que sa petite fille vive sous le même toit que lui. Pourquoi une telle crainte ?

Au total, 23 enfants seraient victimes : des copines d’écoles de Loriane, qui sont aussi gardées par la grand-mère après l’école, dont les parents participent parfois aux faits et en tout cas ne disent rien. D’autres enfants qui sont ou étaient gardés chez la grand-mère ont aussi eu droit à des piqures, voir plus, ainsi que les enfants de du frère de Martine, également petits enfants d’Anne Laure, donc.

Mathieu, quant à lui, parle des deux fils de la nouvelle compagne de son père.

Quant aux adultes impliqués, ils semblent nombreux, et le groupe a l’air de recruter de nouveaux fidèles, dirait-on. On voit en effet que dans l’entourage de Mathieu aussi, les enfants et adultes concernés sont de plus en plus nombreux. Les enfants disent que des gens sont venus chez Steve et Martine, et que tout le monde les a piqués. Le soir, il y avait parfois des cérémonies où beaucoup de monde était présent, d’après Loriane.

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30 janvier 2013

Partie II: deux enfants entre les mains d’une secte pédo et sataniste

456___CopieDans la premire partie de cette histoire aberrante, on a vu que les enfants respectifs d’Audrey et Loïc sont pris dans une sorte de secte vaudou, dans laquelle on les pique avec des aiguilles lors de cérmonies, mais aussi au cours desquelles on les viole.
On a aussi vu qu’à plusieurs reprises, les réactions de la police et de la Justice ont été des plus surprenantes, une OPJ déclarant à Audrey qu’elle allait les "faire tomber", et demandant  Loic d’ "arrêter les procédures". Quant au parquet, il s’est contenté de menacer Loïc d’aller en prison, quand celui-ci tentait de porter plainte pour sa fille. On va voir maintenant que l’enjeu pour les institutions sera désormais de clore l’affaire et de rendre les enfants aux parents qui les abusent.


1. Police et justice partiales

Le 3 juillet 2009, la juge L. reprend presque mot pour mot le résumé des faits de l’enquête sociale. On remet in extenso l’expertise médico psychiatrique de Loriane, dans laquelle on nous explique que la petite ne montre "pas de signe en faveur d’un syndrome post traumatique", et on ajoute que "la parole de l’enfant est selon ses propres propos manipulée par son père". Loriane aurait "par ailleurs verbalisé que son père l’avait blessée afin de fournir des pièces au dossier, lui provoquant deux hématomes sur la face interne des cuisses". L’expert T. qui a vu Loic, estime qu’il "présente une personnalité obsessionnelle et psychorigide", et en plus la relation de Loriane avec sa mère est décrite comme quasi parfaite.

La juge, sans surprise, estime que Loriane "est devenue le vecteur d’un conflit parental", et fixe la résidence de l’enfant chez la mère. Elle pourra aller chez son père un week end sur deux et la moitié des vacances de plus de cinq jours.

A la mi juillet, Audrey, la maman de Mathieu, est convoquée au tribunal par le Procureur M., pour avoir dénoncé un délit "imaginaire", à savoir les maltraitances contre son fils, attestées par des photos et par l’enfant lui-même. Audrey doit elle aussi se faire expertiser, mais on oublie de le mentionner dans la convocation, si bien qu’elle n’y est légalement pas obligée, et ne le fait pas.

Début septembre, une personne à qui s’est confiée Loriane est entendue par la flic qui a demandé  Loic d’ "arrêter les procédures". Cette dame était venue au commissariat pour expliquer le changement de comportement de la petite, mais la flic en a décidé autrement et lui demande de parler des confidences de Loriane. L’OPJ déclare ensuite qu’elle connait très bien les accusés, en qui elle a toute confiance !

A propos de cette audition surréaliste –comme tout le reste des procédures dans cette affaire-  la brigade des mineurs de Lyon, notre témoin explique que la fliquette, A.R, lui a "assuré avec conviction que Loic est un grand manipulateur. Elle m’a confirmé bien connaitre la maman de [Loriane] Mme [Martine XXXX] et son beau père M [Steve XXXXXXX]. Elle semblait leur assurer toute sa confiance. Elle a ensuite fait référence  des procédures en cours contre M Loic XXXXXXXX, notamment pour maltraitance contre le fils de sa compagne. Elle a également fait état de deux procédures pour enlèvement d’enfant. Une première antrieure au 22 novembre 2009 et une autre ultérieure. Selon elle l’état de [Loriane] se serait amélioré du fait qu’elle serait enfin laissée tranquille et qu’on cesserait de ‘lui bourrer le mou’ selon ses propres termes" Le témoin précise être sorti du commissariat de Lyon 3e choquée par le "manque de neutralité" de cette représentante de l’ordre. Accessoirement, la procédure contre Loic pour maltraitance sur Mathieu a été classée sans suite, mais A.R s’est bien gardée de le préciser. Elle a aussi parlé de deux plaintes contre Loic pour enlèvement d’enfant, alors qu’il n’y en avait qu’une.

En mars 2009, Damien obtient la garde de Mathieu pour quatre mois car Audrey était hospitalisée. Et puisque Damien en a eu la garde exclusive depuis quatre mois, la juge aux affaires familiales a décidé que Mathieu serait laissé à la garde permanente de son père. Audrey devant se contenter d’un droit de visite un samedi sur deux. Et comme par hasard, c’est en mars 2009 que Mathieu a commencé  se plaindre des mêmes faits que Loriane : des piqures d’aiguilles et des sodomies.


2. Face à une secte

En décembre, Loic est à nouveau expertisé, par le Dr P., qui ne décèle aucune pathologie mentale, mais bien de l’angoisse chez lui en raison des propos de sa fille, et remarque qu’il fonctionne dans le contrôle et la maîtrise.
Mais rien ne peut dépêtrer Loic et Audrey du gouffre judiciaire dans lequel on va les plonger. Paradoxalement, plus les faits commis sur les enfants s’avèrent graves, moins la Justice entend ce que disent Loic et Audrey, et encore moins leurs enfants.

Ils décident donc d’amener Loriane, qui va encore chez son père un week end sur deux, chez une psychopédagogue qui est aussi spécialiste en victimologie et présidente d’une association locale d’aide aux victimes, Mme S. Celle-ci reçoit Loriane et est alarmée par ce que décrit l’enfant.
Elle écrit  la Justice pour signaler les faits, et le premier courrier est envoyé en mars 2010. Elle conclut : "il est clair que [Loriane] a un comportement d’évitement excessif, de repli sur soi. Elle présente une très grande souffrance par rapport à des bruits soudains. Elle présente des symptômes d’un état de stress post traumatique importants, de troubles anxieux majeurs". Elle évoque les épingles que Steve "lui introduit dans le vagin des épingles  à piquer avec des boules, toujours de mêmes couleurs : jaune, vert, rouge (quelques fois le bleu), d’autres fois son doigt ou un stylo, il met galement sur ses hanches des médailles". Le tout en présence de Martine, la mère de Loriane, qui semble passablement complice des faits car la petite a expliqué qu’elle lui tenait les mains lors de certains faits.

Cela va sans dire, Loriane est menacée par les adultes au cas où elle parlerait. Et Loic a galement noté que sa fille rentrait de chez sa mre en se comportant "comme un automate" : repli sur elle-même, mutisme, détachement excessif. Elle entrait également dans cet état lorsqu’elle avait sa mère au téléphone et que celle-ci lui disait, par exemple, "Dino te fait des léchouilles", Dino étant le nom du chien de Steve. Dans ces cas-là, Loriane "s’éteint d’un coup", selon son père et Audrey.

Mme S. apprend qu’il en va de même pour Mathieu, sauf que les médailles qu’on lui met sont placées sur ses épaules, son nombril et son pénis. Elle le reçoit quelques jours plus tard, et l’enfant confirme être abusé par Steve. Loic profite de cet entretien pour faire écouter à Mme S. des enregistrements audios faits de Loriane  son insu. L’un de ces enregistrements est constaté par huissier le 2 avril 2010. Voici une partie de la retranscription de cette discussion entre Loriane et Audrey :


Audrey : parce que tu dors dans ton lit ?
Loriane : ouais
A : tu ne dors pas avec maman ?
L : non des fois je dors avec maman. [Steve], il part  6h au boulot et  midi il sort du boulot et il va chez tati.
A : alors c’est quand il t’embête si tu ne dors pas avec lui ?
L : Ben il m’embête à 5h, c’est pour ça, là je dors pas hein
A : donc il t’embête pas la nuit, il t’embête le soir quand tu rentres de l’école
L : en fait, des fois je me réveille à 4h ou  5h  3 h ou  2h.
A : pourquoi tu as peur, tu fais des cauchemars ?
L : ouais j’ai peur je fais des cauchemars
A : tu fais des cauchemars de quoi ?
L : eh bien en fait, maman quand elle, quand elle part eh ben
(…)
A : et pourquoi tu parles pas à papa au téléphone ?
L : parce que c’est [Steve]
A : et [Steve] il fait quoi, [Steve] ?
L : en fait il dit que, il dit quoi dejà, il dit que parle pas à papa voilà et si je t’entends dire je veux parler j’te jure je fais mal, je fais encore pire de l’aiguille.
(…)
A : parce que les aiguilles il les met où ?
L : mais après il les met dedans il a dit.
Loriane dit ensuite qu’elle a vu le zizi de Mathieu quand Steve était avec lui dans la chambre. Elle a eu le temps de voir et a mis son pied dans la porte. Steve la poussait mais elle n’a pas bougé, pendant que Mathieu appelait son père. Son père, "Damine" est venu et a vu la scène : Mathieu tout nu par terre dans la chambre de Loriane, avec Steve :
A : et il s’est pass quoi alors après ?
L : eh ben comme un bébé il lui a levé les jambes
A : comme quand on met la couche ?
L : oui comme quand on met la couche
A : et il lui fait quoi ?
L : après il lui a mis l’aiguille
A : dans le zizi ?
L : hum
A : et dans les fesses aussi ?
L : euh non pas [Mathieu].
A : pas  [Mathieu]
L : mais  moi.
Loriane explique alors que Damien, le père de Mathieu a appelé chez elle et lui a demandé de parler à sa mère. Selon elle, Steve se rend parfois chez Damien, alors qu’ils disent ne pas se connaître.

Sur un second enregistrement, constaté par le même huissier, Loriane raconte qu’un jour, Steve lui a dit qu’il était venu la nuit traîner autour de la maison de Loic et Audrey lorsqu’elle s’y trouvait, afin de les observer et de voir ce qu’ils faisaient. Accessoirement, la petite confirme que son père ne lui demande pas d’accuser Steve et sa mère, et qu’elle l’avait bien dit  l’assistante sociale.

Loriane explique aussi que Mathieu et Damien sont venus chez elle, et que Steve était là. A un moment, les deux enfants se sont retrouvés dans la chambre avec Steve, et selon la petite "il a mis l’aiguille et il nous a dit un secret et il a dit qu’il faut tuer papa. N’importe quoi".
Lors d’un nouvel enregistrement également constaté par huissier, Loriane raconte que sa mère l’a emmenée chez une dame pour qu’elle raconte des choses sur son père sinon elle la grondait ("maman elle a dit que tu lui dis  la dame sinon je te gronde "). Elle explique qu’elle n’a pas le droit de dire que c’est Steve qui lui "met le doigt dans la zézette", et qu’elle est même "obligée " de dénoncer son père à la place du copain de sa mère. A un moment de la discussion, Loriane dit "eh ben, quand je sors dehors, maman, eh ben eh ben elle appelle [Steve] et elle dit prépare les aiguilles".

Enfin, dans un dernier enregistrement, en date du 15 avril 2010, Loriane dit qu’elle voudrait qu’Audrey soit sa maman, parce que sa mère  elle, "elle laisse faire [Steve]". Steve lui dit que quand elle est chez son père "il entend tout", et les deux lui disent de ne rien dire à son père et à Audrey. Steve la menace au cas où elle voudrait parler de tout ses actes à son père, et lui dit "tu vas voir à tes fesses ce que je vais faire". La petite, en plus de cela, a peur que Steve ne l’enlève.

A : et il fait quoi à tes fesses ?
L : ben l’aiguille, le stylo et le doigt
A : dans la zézette ou dans les fesses ?
L : dans les fesses
A : et le stylo, il fait comment dans les fesses, il le met dedans ?
L : en fait, il a un crayon de papier, comme un crayon de couleur
A : ouais
L : eh ben des fois il le tourne et casse la mine elle rentre dans mes fesses et après ça fait mal
A : et après il laisse la mine dans tes fesses ?
L : oui et après maman elle me met du lait de toilette mais aç passe pas, hein

Ces enregistrements sont soumis au tribunal par l’avocat de Loic, mais on se rend vite compte que la Justice a simplement décidé de faire comme s’ils n’existaient pas, puisqu’ils ne sont jamais évoqués dans aucun jugement par la suite.
Le 29 mai, Mme S. et un de ses confrères reçoivent Loriane. Mme S. voit l’enfant pour la quatrième fois, et écrit au juge qui s’occupe de l’instruction en expliquant un dessin réalisé par Loriane, représentant Steve. Loriane a dit que Steve "tient des aiguilles qu’il met dans sa zézette", écrit Mme S, "elle nous a raconté qu’il fermait la porte à double tour, qu’il portait une grande robe noire, comme les curés avec des couleurs intérieures, qu’il lui piquait la zézette avec des aiguilles, qu’il parlait une langue bizarre. Sa maman n’est pas là mais elle met une crème car elle a mal (…) Parfois il y a d’autres personnes, des hommes, des femmes et d’autres enfants dont [Mathieu]".

Pour Mme S., ces cérémonies sont assimilables à une sorte de sorcellerie pour "obtenir de la puissance sexuelle" ou du pouvoir. L’enfant ne serait qu’un "intermdiaire" entre les abuseurs et les forces spirituelles qu’ils invoquent.

La spécialiste conclut que Loriane "est en grand danger et peut être victime de viol aggravé, victime de rituels de sorcellerie, soit seule soit en groupe".

3. Secte et réseau pédophile

Au fur et à mesure que Loriane prend confiance en Mme S., elle parle de faits de plus en plus graves. On parle désormais de viols de plusieurs enfants par plusieurs adultes, de cérémonies vaudou ou de sorcellerie, et on a l’impression que plusieurs adultes de l’entourage des enfants sont au courant des faits, voir complices.

D’autre part, Martine et Steve contre attaquent, et vont s’attacher à démontrer que c’est Loic qui est responsable des piqures d’aiguilles, des viols et de la secte.
En plein milieu de l’ét é2010, Loriane fond en larmes quand Loic vient la chercher. La petite lui demande pardon : quelques minutes après son retour des vacances avec son père, le 17 juillet 2010  17h, Steve l’a piquée avec des aiguilles dans le sexe, puis sa mère l’a emmenée au poste de police pour dire que c’est son père qui venait de lui faire ça.

Loriane rencontre Mme S., fait un dessin et explique que Steve les enferme à clé dans la chambre et met la clé au dessus de l’armoire. Elle dit que sa mère est derrire la porte et ne dit rien.

Mme S. écrit que Loriane "confirme que sa mère l’emmne à la police à chaque fois qu’elle rentre de chez son père. [Steve] l’accompagne jusqu’à la porte mais ne rentre pas. Elle raconte que sa mère la harcèle ‘dis que c’est papa, dis que c’est papa qui te met les aiguilles dans la zézette, attention j’entends tout derrière la porte’ ".
On lui demande alors ce qu’elle ferait si son père lui demandait de mentir, elle répond immédiatement que "c’est pas possible, j’ai pas peur de papa, il fait rien, j’ai peur de maman et de [Steve]".

Elle ajoute qu’un certain Clément fait la mme chose avec elle et ses propres enfants, et qu’un autre enfant, le fils de la sœur de Steve, a subi la même chose qu’elle. Elle dit encore qu’elle subit des sévices le matin avant d’aller  l’école, et aussi quand elle rentre de chez son père. Mme S. conclut logiquement de cet entretien que Loriane est "instrumentalisée à un degré élevé", et est "victime de violences psychologiques graves".

La petite explique quelques jours plus tard, devant Mme S. et son collègue, que le père de Mathieu, Damien, a aussi abusé d’elle. Elle explique aussi "qu’elle allait le dimanche rencontrer une dame dans un appartement " (dame aux cheveux blancs, yeux marrons), "elle lui a mis galement les aiguilles et le doigt dans la zézette et dans les fesses. Comme elle ne voulait pas se laisser faire, elle a appelé [Steve] pour qu’il l’aide. Elle croit que [Steve] lui fait ça pour que son père aille en prison (…) Elle dit qu’il y a beaucoup d’autres adultes ‘les copains de [Steve]’ qui font subir la même chose à d’autres enfants", écrit Mme S. au juge.

Fin novembre 2010, le service social rend son rapport au sujet du suivi de Loriane, qui avait été prescrit en septembre 2009 pour une durée de 15 mois, et demande une prolongation de l’AEMO (assistance éducative en milieu ouvert, c'est--dire des rendez-vous réguliers des parents et de Loriane avec divers spécialistes et éducateurs, dans le but, semble-t-il, de calmer un hypothétique "conflit parental").

On demande la prolongation parce qu’on reproche à Loic d’être "toujours persuadé que sa fille est victime d’abus sexuels". En outre, il est écrit noir sur blanc que les employés des services sociaux chargés de l’AEMO ont "pris l’option de tenter de prendre du recul par rapport  la problématique d’abus sexuels qui envahissait tous les entretiens". Autrement dit, on évite soigneusement d’aborder le fond du problème, on ne cherche même pas  savoir si Loriane est bien victime d’abus, et encore moins de la part de qui. Il est alors très facile de reprocher au père, pour qui faire éclater la vérité sur ce qu’a subi Loriane est "un combat", de maintenir ses accusations et de manipuler sa fille en l’obligeant à voir des spécialistes, et de réduire le débat à "une situation familiale complexe".

On apprend ensuite qu’une psychiatre lyonnaise réputée est aussi implique dans les abus. Un jour où loriane est avec son pèe dans un restaurant de Lyon, elle reconnait une rue, puis une autre, un magasin de robes de mariées, et compte quelques portes avant de désigner une porte. Elle dit à son père qu’elle est allée au deuxime étage, et que c’est là qu’elle a été violée. Loic est monté et a pu vérifier que le cabinet de cette psychiatre était bien là où l’avait dit Loriane. Fin 2010, Loriane a dit à Mme S. que cette psychiatre, qu’on appellera le Dr. B, lui a mis des aiguilles dans le sexe, et qu’on l’amenait à son cabinet le mercredi après-midi. La petite avait déjà parlé de ces scènes mais sans dire le nom de ce médecin. En parallèle, Loriane se montre de plus en plus agressive, trait de caractère que Mme S. n’avait jamais noté chez elle jusque là.

Le 30 décembre 2010, Loic voit sa demande d’hébergement de Loriane refusée, et l’AEMO est bien prolongée, pour 15 mois supplémentaires. Le juge se base sur le rapport du Dr T., d'après lequel Loriane tient des propos contradictoires selon la personne avec qui elle se trouve, et estime que Loic n’a apporté "aucun élément nouveau". Les propos de Loriane rapportés par Mme S. ne sont pas crédibles aux yeux du juge T.

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28 janvier 2013

Lyon : deux enfants entre les mains d’une secte pdo et sataniste (Partie I)

1680031_3_71b2_dans_un_appel_82_magistrats_demandent_des_53906152abbe125f8cf023bb64331b36Voici l'histoire de Loriane et Mathieu, deux  enfants qui se trouvent pris dans une sorte de secte,  moitié vaudou,  moitié sataniste, et pédophile. Loïc et Audrey, leurs parents, sont impuissants face à la broyeuse judiciaire et pédophile. Quand ils retrouvent leurs enfants, les petits ont des traces de piqures sur le visage et sur le sexe, et se plaignent d'être violés par des adultes lors de cérémonies à connotation vaudou et/ou satanique. Evidemment, Loïc et Audrey cherchent  sortir leurs enfants de là, mais la Jutsice semble en avoir décidé autrement.


C'est une histoire  la fois simple et compliquée. Mais il faut commencer par le début. Nous aborderons cette affaire en trois parties.


Loïc et Martine se marient fin 1999, et leur fille unique, qu’on appellera Loriane, naît fin 2003. Martine a 18 ans, elle est jeune, et a arrêté ses études pour s’occuper de sa fille. De son côté, Loïc a du mal  trouver un travail qui dépasse le CDD, mais tout va bien pendant des années. Le couple se sépare d’un commun accord en décembre 2005. Loriane vit chez sa mère, mais Loïc peut la voir un week-end et un mercredi sur deux, ainsi que la moitié des vacances. Malgré tout il y a quelques tensions entre Locï et Martine, car elle s’était mise  fréquenter un certain Steve, qui était une connaissance commune du couple.


Fin 2007, Loïc s’installe avec Audrey, mère d’un petit Mathieu né mi 2006. Elle s’est séparée du père après deux mois de mariage parce qu’il était violent envers elle. L’enfant vit une semaine chez son père, une semaine chez sa mère.
Lors du divorce, le père de Mathieu, qu’on appellera Damien, demande  obtenir la résidence habituelle de son fils, et dit qu’Audrey est suicidaire et "ne donne pas les soins ncessaires" à Mathieu. D’après lui, les rapports avec Audrey se sont tendus depuis qu’elle a rencontré Loïc, qu’il n’aime pas et c’est pour cette raison qu’il demande la garde exclusive de son fils.


Quelques mois après qu’ils se soient installés ensemble, Loï et Audrey se retrouvent confrontés à des actes incompréhensibles commis sur leurs enfants. C’est d’abord Loriane qui en est victime, de la part de ce Steve, le nouvel ami de sa mère. Puis, c'est Mathieu qui revient de chez son père avec les mêmes blessures, et se met  tenir les mêmes propos que Loriane.

A partir de là, le couple commence  se heurter  la Justice. Aujourd’hui, les deux enfants vivent chez leur tortionnaire.


Mais revenons  la suite des faits.


1. Les ennuis commencent

Le 26 mars 2008, Audrey fait prendre sa douche  Loriane, mais la petite refuse qu’on la lave au niveau du sexe. Elle pleure, elle ne cesse de dire non. Depuis quelque temps, elle avait déjà changé de comportement. L’enfant, qui était affectueuse, a commencé à ne plus toucher les hommes en général. Loïc explique que ce 26 mars, Loriane a pleuré pendant une demi heure, dans une sorte de "crise de panique". Loïc tente de la calmer, puis il cherche  comprendre pourquoi sa fille a eu une telle réaction, qu’elle n’avait jamais eue auparavant. Loriane finit difficilement par expliquer que Steve lui "a mis le doigt dans la zézette".

Immédiatement, Loïc appelle son médecin de famille. Celui-ci lui conseille d’en parler  son ex, mais elle ne réagit pas. Il va donc porter plainte trois jours plus tard, accompagné de sa fille. Loïc est obligé d’insister pour que le major M. de la police de Villefranche sur Saône l’écoute et prenne sa plainte. Après avoir entendu Loriane, il dit à Loïc que soit sa fille "a vécu ce qu’elle raconte, soit elle l’a vu dans un film. Dans les deux cas il y a un problème".

Dans sa plainte, Loïc explique que sa fille a changé de comportement depuis trois semaines, qu’elle devient introvertie, et réagit très mal quand on doit baisser son pantalon. C’est à tel point que sur le chemin pour aller chez le docteur, Loriane a voulu revenir sur ce qu’elle avait dit à son père  parce qu’elle ne voulait pas y aller et qu’elle avait peur d’être disputée par Steve.

Mais c’est après l’audition à proprement parler que l’affaire prend définitivement une tournure surréaliste. En effet, comme Loic veut savoir s’il peut garder sa fille avec lui, le major M appelle le procureur de Villefranche sur Saône. Le Procureur demande alors le nom du présumé auteur (Steve), le major M le donne, puis après un long silence d’au moins 20 à 30 secondes, le magistrat répond : "il ramène la petite  sa mère sinon c’est la prison".
Voilà une réaction bien étrange pour un magistrat qui vient d’avoir connaissance de viol commis par un beau père sur une gamine de 5 ans : il menace le père de prison s’il ne rend pas la petite au pervers. De fait, la plainte sera classée sans suite en octobre 2008.

Loriane est entendue par la police le 29 mars, et elle confirme que Steve lui a "tapé la zézette", en montrant le geste qu’il a fait. Elle précise que ça lui a fait "mal au ventre" et qu’elle a pleuré. L’affaire est ensuite rapidement transférée à Lyon, sans qu’on sache pourquoi.

Le 4 avril, le juge aux affaires familiales décide que Lïc aura sa fille chez lui une semaine sur deux, du mardi au mercredi, en plus des week ends. En juin, Loriane est absente de l’école à treize reprises, et cela sans justificatif.


2. Le combat commence

Loïc sent le vent tourner, et se dit qu’il lui faut des preuves des violences contre Loriane. Après le classement sans suite de sa plainte, il va consulter le Dr D, expert auprès de la cour d’Appel de Lyon, à l’hôpital. Le mdecin reçoit la petite avec puis sans son père, et elle finit par "montrer avec sa main la zone sexuelle qui est touche. Elle précise que la main est mise sans sa culotte et que c’est extrêmement fréquent aussi bien le jour que la nuit puisqu’elle dort entre sa mère et son ami". La petite précise que quand elle en parle  sa mère, la mère dit  Steve d’arrêter (mais cela ne durera pas). Sa mère a pourtant continué à nier avoir été mise au courant des abus par sa fille. Bref, Loriane veut que Steve quitte la maison.

Le médecin conclut "il semble que cette enfant de 5 ans soit victime d’attouchements sexuels  répétition, ce qui provoque chez elle une souffrance psychique et un renfermement néfastes  son développement".
Muni de ce certificat, Loïc demande une action en référé et obtient à titre provisoire de garder sa fille chez lui. Il va chez ses parents avec sa fille, et la police considère qu’il fuit.

Il retourne le 30 octobre 2008 à la police pour porter plainte de nouveau, mais l’équipe du commissariat de Lyon 3e, service de la protection de l’enfance, en a décidé autrement et refuse de prendre sa plainte. Il explique : "lorsque je suis venu deux policiers sont venus m’accueillir un peu fraîchement, et ils m’ont emmené dans le bureau et ont essayé de me dissuader de porter plainte, réfutant le certificat médical du professeur D., et l’un m’a dit ‘voulez-vous qu’on joue  un jeu ?’ ; il m’a dit qu’il allait prendre ma fille 1/4 d’heure et m’a dit qu’il allait faire dire à ma fille que j’étais son agresseur et ma compagne aussi". Quand il donne au flic le certificat du Dr D., Loïc s’entend dire que "c’est pas vrai ".

Encore une fois, la réaction des autorités est surréaliste. Comme si le dénéomm "Steve" était intouchable. Loic ne se décourage pas et dépose plainte contre ces flics auprès de l’avocat général de la Cour d’Appel de Lyon, du ministre de l’Intrieur et du Procureur. L’avocat général transfère au parquet pour rouverture de l’enquête.

Martine (la maman de Loriane) refuse le jugement du mois d’octobre. Elle déclare que Loic n’a jamais déposé plainte contre son concubin, que la procédure a été classée sans suite, et que Loic a menacé Steve de mort et l’a dénoncé à la police en l’accusant d’être violent. Elle explique que Steve est absent du domicile du dimanche soir au vendredi soir pour son travail et que donc elle peut prendre la petite à ces moments sans qu’il n’y ait de risque pour elle. Elle produit diverses attestations disant que Loriane est très heureuse avec eux, pendant que Loic se montre jaloux et les harcèle. D’ailleurs, Steve a porté plainte contre Loic pour menaces.

Le juge dit qu’il ne peut pas trancher et demande une enquête sociale de tout le monde ainsi qu’un examen mdico psychologique afin de savoir si Loriane est crédible ou "manipulée par son père et otage d’un conflit parental prégnant". Là, ça sent déjà très mauvais pour Loriane. Au lieu d’examiner les faits de violences sexuelles dont parle l’enfant et de lancer une enquête à ce sujet, on va se contenter d’amener le débat sur le terrain du "conflit familial", avec à la clé l’accusation pour Loic de manipuler sa fille. On voit ça dans tellement d’affaires aujourd’hui que c’est devenu un classique des procdures concernant les abus sur mineurs, surtout s’ils sont commis en réseau.

Pourtant, la résidence habituelle de Loriane est fixée chez sa mère, mais, précise le juge, tout cela est conditionné "au fait que [Steve] ne soit pas présent [au domicile de Martine] mais cela ne devrait pas poser de difficultés puisqu’il résulte de la procédure pénale versée aux débats et des déclarations de [Martine] que son concubin est absent du domicile du dimanche soir au vendredi soir suivant en raison de ses contraintes professionnelles, et que [Martine] s’est engagée à l’audience à protger son enfant". Ceci, alors que la socit de Steve, qui travaille dans les convois exceptionnels, est bien domicilié chez Martine. Et puis il y a un problème: "Steve" est-il un risque ou pas? Si oui, pourquoi ne pas protéger Loriane? Finalement, Loic ne verra donc plus sa fille que les week end et la moitié des vacances de plus d’une semaine.

Enfin, le juge prescrit une mesure d’accompagnement éducatif en milieu ouvert (AEMO) pour 15 mois, ainsi qu’une expertise de tout le monde. Loïc, très inquiet, décide de garder Loriane avec lui, mais la petite parle à sa mère tous les jours.

Martine est entendue une semaine après ce jugement, le 27 novembre 2008. Elle déclare qu’elle n’arrive pas à contacter sa fille depuis 10 h du matin, et dit qu’elle est entrée en contact avec Damien, l’ex mari d’Audrey (qui est, on le rappelle, la compagne de Loïc), et évoque le dossier qu’il est en train de monter contre Loïc, pour l’accuser des violences sur Mathieu. Le 1er décembre, Loic est convoqué à la police de Mezieux pour expliquer pourquoi il a gardé Loriane, mais il est mis immdiatement en garde à vue, et cela pendant 24 heures. Il est ensuite emmené non pas devant le Procureur mais devant le juge P., qui se montre exécrable, ainsi que l’avocat l’a fait noter par le greffier, et le met en examen pour non présentation d’enfant de plus de cinq jours. Alors que ledit "enlèvement" n'a duré que trois jours.

Durant cette audience, le juge reçoit un appel et fait sortir Loic et son avocat. Quand ils reviennent dans la pièce, le juge leur dit juste "dites-moi où est [Loriane] ou vous dormez en prison". Il promet alors de ramener Loriane au commissariat à 17h. Il se prépare à expliquer les choses à sa fille, mais à peine a-t-il mis un pied chez lui que Loriane lui demande de fermer la porte à clé pour ne pas avoir à aller chez sa mère.

Loc amène quand-même Loriane au commissariat pour qu’elle aille chez sa mère.


3. Mathieu aussiD___Copie

Le 8 décembre, Loic est entendu par la juge L., qui, pour la première fois, l’écoute. Elle ouvre même une information judiciaire pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité. Etrangement, l’instruction porte sur une "agression sexuelle", alors qu’il s’agit bien de viols. Comme par hasard, la juge L. est mutée trois mois plus tard, et le dossier est alors confié par le doyen des juges d’instruction au juge P. qui a justement mis Loïc en examen quelques jours plus tôt. Le juge P est donc  la fois chargé d’une affaire dans laquelle Loic est mis en examen, et d’une autre affaire dans laquelle il est le plaignant. Il y a donc un léger problème de procédure, mais pourquoi s'arrêter à si peu?

Evidemment, Loriane continue à se plaindre de Steve et de ses attouchements, et en mars de l’année suivante, c’est Mathieu qui commence  parler  sa mère et  Loic des mêmes faits que Loriane : il dit que Steve lui met un stylo et le doigt dans les fesses, et qu’on le pique avec des aiguilles.

A partir de ce moment, les enfants évoqueront des piqûres lors de chaque abus. De son côté, Damien le père de Mathieu réclame qu’Audrey n’ait plus qu’un simple droit de visite le week-end, parce que Mathieu serait revenu de chez elle "avec de nombreuses traces de coups", et il montre au juge des photos de traces de coups sur son fils. Il n’a pourtant jamais porté plainte contre Loïc pour des violences. Damien a aussi tenté de dire qu’Audrey ne veut plus voir son fils. Pendant plus de deux ans, il dépose plainte contre Audrey pour non paiement de la pension alimentaire, sans succès. Toutes ces plaintes ont été classées sans suite et le procureur est intervenu fin 2011 pour demander à Damien d'arrter de déposer plainte pour rien. De plus,  l'époque des faits, Audrey était enceinte de la fille qu’elle a eue avec Loic et elle ne pouvait pas rester trop longtemps debout en raison de problèmes de cœur. Mais elle s'est déplacée à chaque fois jusqu' ce qu'elle soit hospitalisée pendant plus d'un mois.

Un week end où Loriane est chez Loic et Audrey, elle se plaint de douleurs vaginales quand elle va aux toilettes ou qu’on veut la laver, et quand il l’a récuprée après l’école, la petite lui a dit "papa je saigne de la zézette". Ils l’emmènent donc aux urgences pédiatriques, où Loriane voit le Dr R., et  à qui elle répète que Steve lui "met le doigt dans la zézette et le stylo dans la zézette". Le médecin note une absence de coalescence dans les petites lèvres, ce qui contredit un premier examen médical réalisé en avril 2008 et laisserait penser à des viols commis entre les deux examens. Viols qui peuvent être ralisés  l’aide d’une sonde, car l’hymen de la petite, semi circulaire, n’a pas été endommagé.

Une semaine plus tard, Loïc emmène Loriane chez un gynécologue, le Dr D., car la petite a de gros bleus sur l’intrieur des cuisses. Le Dr D. constate notamment la disparition de la coalescence, une rougeur du sillon labial (vulvite), un "écoulement limpide" (probablement du gel, a précisé le mdecin oralement), et deux hématomes de 2cm à droite et 1 cm à gauche de l’intérieur des cuisses.

4. Contre attaque

Martine imite Damien, l’ex d’Audrey, et contre attaque en accusant elle aussi Loic des maltraitances constatées sur Loriane. Elle se rend avec sa fille chez un pédo psychiatre expert auprès du tribunal local, le Dr T., car l’enfant aurait déclaré que Loic lui met des aiguilles dans le sexe et prend des photos, mais que Steve ne lui a rien fait. Pour le médecin, tout est clair : Loriane est manipulée par Loic et c’est lui qui est l’auteur des hématomes, qu’il aurait faits à sa fille dans le seul but de fabriquer de fausses preuves contre Steve. Elle explique encore qu’elle a constaté un hémtome derrière l’oreille de Loriane lors d’un retour de chez son père. Pourtant, Martine n’a jamais porté plainte contre Loic pour cette raison, ni pour viol, ni pour violences.

Le Dr T. expertise tout le monde, et voici en substance ce qu’elle conclut. Pour elle, Loriane, reçue en présence de sa mère, décrit Steve comme gentil, à l’inverse de son père. Mais quand elle est reçue avec son père, elle désigne Steve comme l’agresseur.
Lors des entretiens avec Loriane, le Dr T. suggère largement certaines réponses, surtout celles où la petite accuse son père de l’avoir molestée, et d’avoir même continué alors qu’elle protestait.

Martine, quant à elle, se plaint beaucoup de sa relation avec Loïc, et regrette d’avoir mis fin  ses études. Elle dit que depuis qu’elle est avec Steve, Loic les harcèle.
Le Dr T. semble beaucoup apprécier le côté "coopratif" de Steve lors de l’examen. Il ne parle pas de son problème d’impuissance et on se garde bien de lui poser des questions  ce sujet. Pour Steve, Loic est "juste un gniteur" de Loriane. Et lui qui n’est pas censé connaitre Damien, explique que Mathieu est aussi victime de violences de la part de Loïc.

Conclusion du Dr T. : " la parole de l’enfant est selon ses propres termes manipule par son pre. Loriane a par ailleurs verbalisé que son père l’avait blessée afin de fournir des pièces au dossier, lui provoquant deux hématomes sur la face interne des cuisses". Pour elle, tout le monde est très bien sauf Loic, qui " présente une personnalité obsessionnelle et psychorigide". Cela est démenti par un psychiatre qui voit Loïc en décembre 2009, le Dr. P, pour qui il ne présente pas de pathologie mentale avérée, et explique qu’ "il s’agit plutôt d’un homme angoissé, organisé, fonctionnant plutôt dans le contrôle et dans la maitrise". Pour le Dr P, "l’infraction reprochée découle de l’inquiétude découlant des dires de sa fille ". Donc pour savoir si Loïc est dingue, il faut d’abord savoir ce que lui a dit sa fille et si elle est bien victime.

Mi mai 2009, Loïc est justement entendu par la brigade des mineurs de Lyon, dans le cadre d’une enquête prliminaire au sujet des violences contre Mathieu. Damien se serait plaint à l’aide sociale à l’enfance, qui aurait fait un signalement au procureur. La flic qui interroge Loïc le menace et lui dit d’ "arrter les procédures ". Et à Audrey, elle explique "de toutes faons je vais vous faire tomber".

Quelques jours plus tard, Damien porte plainte contre Loic, et c’est justement cette flic qui prend sa plainte. Il présente Audrey comme tant dépressive et ne s’occupant pas de Mathieu. D’ailleurs, d'après lui elle n’aurait pas cherché à le voir durant 4 mois et ne "prenait même pas nouvelles". Cela mettait leur fils tellement mal qu’à l’époque, précise Damien, le petit s’arrachait les cheveux. Il explique dans sa plainte qu’il a " remarqué que lorsque [Mathieu] passait une semaine chez sa mère, il perdait normment de poids. Je vous fournis les 12 copies de certificats médicaux datés entre le 18/07/2008 et le 17/10/2008 où est mentionné le poids de mon enfant".

Il présente aussi un certificat du 19 septembre 2008, dans lequel un médecin constate des "traces de contusions et griffures ", ainsi que deux photos. Damien ajoute que Loriane "a raconté à sa mère que son père donnait des fessées à mon fils, lui tirait les cheveux, le giflait et le faisait dormir dans la salle de bains". La mrèe de Loriane aurait même rédigé une lettre à l’attention de Damien, détaillant les moult sévices qu’elle impute à Loïc, et qu’elle aurait constatés sur sa fille au retour de chez lui.

Le 26 mai 2009, devant  un témoin qui rédige une attestation, Loriane explique que Steve lui "met le doigt dans la zézette, il met le stylo et l’aiguille et m'a piquée". On lui demande alors ce que dit sa mère dans ces cas-là, et la petite répond que "avant maman elle disait stop, [steve], stop. Maintenant elle dit plus rien".

Lors de l’audition suivante de Martine, à son domicile, dans le cadre de l’enquête sociale, elle parle de l’ " emprise " de Loic sur elle, et dit qu’il les aurait menacées de mort elle et Loriane. Il aurait donc tenu les propos suivants : "toi, moi et ta fille, je vais nous tuer tous les trois pour que personne ne souffre". Selon elle, les accusations de Loic ont commencé quand elle a sollicité le juge aux Affaires familiales pour avoir la garde de Loriane le mercredi. Elle dit que Loriane n’a jamais parlé des attouchements et viols devant elle, ce qui est totalement faux, Loriane lui en parlé au moins  partir d’octobre 2008. Martine ajoute que Steve vit chez ses parents depuis la dernière décision du juge aux Affaires Familiales, pourtant Loriane, qui est entendue elle aussi, dit qu’elle voit Steve le lundi et le jeudi, puis dit qu’elle ne l’a pas vu, ni son chien, depuis longtemps.
Bref, pour elle, Loriane est "conditionnée, manipulée" par Loic, qui serait totalement paranoïaque. La preuve : Steve serait selon lui  le gourou de la "secte du bonheur par le sexe".


Quant à Loic, aucun des éléments (certificats médicaux, enregistrements de sa fille, attestations de témoins, présence de Steve au domicile de Loriane, d’autant plus qu’il dit lui-même avoir de moins en moins de travail, donc de moins en moins d’occasions de partir en déplacement), n’ont d’impact.
L’assistante sociale conclut que le fait de rester chez sa mère permettra à Loriane "d’évoluer dans un cadre de vie plus apaisé". Le rapport évoque la "situation préoccupante" de Loriane, mais aussi le "conflit parental", et le "contexte de danger" dans lequel elle évolue. L’enquêtrice demande la saisine du juge des enfants pour sortir la petite de ce qu’on rapporte comme étant un "conflit parental ".

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26 janvier 2013

Retour

Le blog précédent a été enlevé sans raison, sans avertissement, sans aucun message de l'hébergeur. Pas question de se laisser faire, alors on recommence.

Il ne faudrait pas croire que ce genre de méthode sera utile, ce ne sont pas Loïc et Audrey qui sont derrière ce blog et nous n'avons pas peur. Dans les derniers messages, il était question de donner les noms, photos et adresses des pervers qui maltraitent Loriane et Mathieu depuis plusieurs années maintenant.

Ce sera fait dans les prochains jours.
En attendant, on va remmettre toute l'histoire de Loriane et Mathieu.

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