30 janvier 2013

Partie II: deux enfants entre les mains d’une secte pédo et sataniste

456___CopieDans la premire partie de cette histoire aberrante, on a vu que les enfants respectifs d’Audrey et Loïc sont pris dans une sorte de secte vaudou, dans laquelle on les pique avec des aiguilles lors de cérmonies, mais aussi au cours desquelles on les viole.
On a aussi vu qu’à plusieurs reprises, les réactions de la police et de la Justice ont été des plus surprenantes, une OPJ déclarant à Audrey qu’elle allait les "faire tomber", et demandant  Loic d’ "arrêter les procédures". Quant au parquet, il s’est contenté de menacer Loïc d’aller en prison, quand celui-ci tentait de porter plainte pour sa fille. On va voir maintenant que l’enjeu pour les institutions sera désormais de clore l’affaire et de rendre les enfants aux parents qui les abusent.


1. Police et justice partiales

Le 3 juillet 2009, la juge L. reprend presque mot pour mot le résumé des faits de l’enquête sociale. On remet in extenso l’expertise médico psychiatrique de Loriane, dans laquelle on nous explique que la petite ne montre "pas de signe en faveur d’un syndrome post traumatique", et on ajoute que "la parole de l’enfant est selon ses propres propos manipulée par son père". Loriane aurait "par ailleurs verbalisé que son père l’avait blessée afin de fournir des pièces au dossier, lui provoquant deux hématomes sur la face interne des cuisses". L’expert T. qui a vu Loic, estime qu’il "présente une personnalité obsessionnelle et psychorigide", et en plus la relation de Loriane avec sa mère est décrite comme quasi parfaite.

La juge, sans surprise, estime que Loriane "est devenue le vecteur d’un conflit parental", et fixe la résidence de l’enfant chez la mère. Elle pourra aller chez son père un week end sur deux et la moitié des vacances de plus de cinq jours.

A la mi juillet, Audrey, la maman de Mathieu, est convoquée au tribunal par le Procureur M., pour avoir dénoncé un délit "imaginaire", à savoir les maltraitances contre son fils, attestées par des photos et par l’enfant lui-même. Audrey doit elle aussi se faire expertiser, mais on oublie de le mentionner dans la convocation, si bien qu’elle n’y est légalement pas obligée, et ne le fait pas.

Début septembre, une personne à qui s’est confiée Loriane est entendue par la flic qui a demandé  Loic d’ "arrêter les procédures". Cette dame était venue au commissariat pour expliquer le changement de comportement de la petite, mais la flic en a décidé autrement et lui demande de parler des confidences de Loriane. L’OPJ déclare ensuite qu’elle connait très bien les accusés, en qui elle a toute confiance !

A propos de cette audition surréaliste –comme tout le reste des procédures dans cette affaire-  la brigade des mineurs de Lyon, notre témoin explique que la fliquette, A.R, lui a "assuré avec conviction que Loic est un grand manipulateur. Elle m’a confirmé bien connaitre la maman de [Loriane] Mme [Martine XXXX] et son beau père M [Steve XXXXXXX]. Elle semblait leur assurer toute sa confiance. Elle a ensuite fait référence  des procédures en cours contre M Loic XXXXXXXX, notamment pour maltraitance contre le fils de sa compagne. Elle a également fait état de deux procédures pour enlèvement d’enfant. Une première antrieure au 22 novembre 2009 et une autre ultérieure. Selon elle l’état de [Loriane] se serait amélioré du fait qu’elle serait enfin laissée tranquille et qu’on cesserait de ‘lui bourrer le mou’ selon ses propres termes" Le témoin précise être sorti du commissariat de Lyon 3e choquée par le "manque de neutralité" de cette représentante de l’ordre. Accessoirement, la procédure contre Loic pour maltraitance sur Mathieu a été classée sans suite, mais A.R s’est bien gardée de le préciser. Elle a aussi parlé de deux plaintes contre Loic pour enlèvement d’enfant, alors qu’il n’y en avait qu’une.

En mars 2009, Damien obtient la garde de Mathieu pour quatre mois car Audrey était hospitalisée. Et puisque Damien en a eu la garde exclusive depuis quatre mois, la juge aux affaires familiales a décidé que Mathieu serait laissé à la garde permanente de son père. Audrey devant se contenter d’un droit de visite un samedi sur deux. Et comme par hasard, c’est en mars 2009 que Mathieu a commencé  se plaindre des mêmes faits que Loriane : des piqures d’aiguilles et des sodomies.


2. Face à une secte

En décembre, Loic est à nouveau expertisé, par le Dr P., qui ne décèle aucune pathologie mentale, mais bien de l’angoisse chez lui en raison des propos de sa fille, et remarque qu’il fonctionne dans le contrôle et la maîtrise.
Mais rien ne peut dépêtrer Loic et Audrey du gouffre judiciaire dans lequel on va les plonger. Paradoxalement, plus les faits commis sur les enfants s’avèrent graves, moins la Justice entend ce que disent Loic et Audrey, et encore moins leurs enfants.

Ils décident donc d’amener Loriane, qui va encore chez son père un week end sur deux, chez une psychopédagogue qui est aussi spécialiste en victimologie et présidente d’une association locale d’aide aux victimes, Mme S. Celle-ci reçoit Loriane et est alarmée par ce que décrit l’enfant.
Elle écrit  la Justice pour signaler les faits, et le premier courrier est envoyé en mars 2010. Elle conclut : "il est clair que [Loriane] a un comportement d’évitement excessif, de repli sur soi. Elle présente une très grande souffrance par rapport à des bruits soudains. Elle présente des symptômes d’un état de stress post traumatique importants, de troubles anxieux majeurs". Elle évoque les épingles que Steve "lui introduit dans le vagin des épingles  à piquer avec des boules, toujours de mêmes couleurs : jaune, vert, rouge (quelques fois le bleu), d’autres fois son doigt ou un stylo, il met galement sur ses hanches des médailles". Le tout en présence de Martine, la mère de Loriane, qui semble passablement complice des faits car la petite a expliqué qu’elle lui tenait les mains lors de certains faits.

Cela va sans dire, Loriane est menacée par les adultes au cas où elle parlerait. Et Loic a galement noté que sa fille rentrait de chez sa mre en se comportant "comme un automate" : repli sur elle-même, mutisme, détachement excessif. Elle entrait également dans cet état lorsqu’elle avait sa mère au téléphone et que celle-ci lui disait, par exemple, "Dino te fait des léchouilles", Dino étant le nom du chien de Steve. Dans ces cas-là, Loriane "s’éteint d’un coup", selon son père et Audrey.

Mme S. apprend qu’il en va de même pour Mathieu, sauf que les médailles qu’on lui met sont placées sur ses épaules, son nombril et son pénis. Elle le reçoit quelques jours plus tard, et l’enfant confirme être abusé par Steve. Loic profite de cet entretien pour faire écouter à Mme S. des enregistrements audios faits de Loriane  son insu. L’un de ces enregistrements est constaté par huissier le 2 avril 2010. Voici une partie de la retranscription de cette discussion entre Loriane et Audrey :


Audrey : parce que tu dors dans ton lit ?
Loriane : ouais
A : tu ne dors pas avec maman ?
L : non des fois je dors avec maman. [Steve], il part  6h au boulot et  midi il sort du boulot et il va chez tati.
A : alors c’est quand il t’embête si tu ne dors pas avec lui ?
L : Ben il m’embête à 5h, c’est pour ça, là je dors pas hein
A : donc il t’embête pas la nuit, il t’embête le soir quand tu rentres de l’école
L : en fait, des fois je me réveille à 4h ou  5h  3 h ou  2h.
A : pourquoi tu as peur, tu fais des cauchemars ?
L : ouais j’ai peur je fais des cauchemars
A : tu fais des cauchemars de quoi ?
L : eh bien en fait, maman quand elle, quand elle part eh ben
(…)
A : et pourquoi tu parles pas à papa au téléphone ?
L : parce que c’est [Steve]
A : et [Steve] il fait quoi, [Steve] ?
L : en fait il dit que, il dit quoi dejà, il dit que parle pas à papa voilà et si je t’entends dire je veux parler j’te jure je fais mal, je fais encore pire de l’aiguille.
(…)
A : parce que les aiguilles il les met où ?
L : mais après il les met dedans il a dit.
Loriane dit ensuite qu’elle a vu le zizi de Mathieu quand Steve était avec lui dans la chambre. Elle a eu le temps de voir et a mis son pied dans la porte. Steve la poussait mais elle n’a pas bougé, pendant que Mathieu appelait son père. Son père, "Damine" est venu et a vu la scène : Mathieu tout nu par terre dans la chambre de Loriane, avec Steve :
A : et il s’est pass quoi alors après ?
L : eh ben comme un bébé il lui a levé les jambes
A : comme quand on met la couche ?
L : oui comme quand on met la couche
A : et il lui fait quoi ?
L : après il lui a mis l’aiguille
A : dans le zizi ?
L : hum
A : et dans les fesses aussi ?
L : euh non pas [Mathieu].
A : pas  [Mathieu]
L : mais  moi.
Loriane explique alors que Damien, le père de Mathieu a appelé chez elle et lui a demandé de parler à sa mère. Selon elle, Steve se rend parfois chez Damien, alors qu’ils disent ne pas se connaître.

Sur un second enregistrement, constaté par le même huissier, Loriane raconte qu’un jour, Steve lui a dit qu’il était venu la nuit traîner autour de la maison de Loic et Audrey lorsqu’elle s’y trouvait, afin de les observer et de voir ce qu’ils faisaient. Accessoirement, la petite confirme que son père ne lui demande pas d’accuser Steve et sa mère, et qu’elle l’avait bien dit  l’assistante sociale.

Loriane explique aussi que Mathieu et Damien sont venus chez elle, et que Steve était là. A un moment, les deux enfants se sont retrouvés dans la chambre avec Steve, et selon la petite "il a mis l’aiguille et il nous a dit un secret et il a dit qu’il faut tuer papa. N’importe quoi".
Lors d’un nouvel enregistrement également constaté par huissier, Loriane raconte que sa mère l’a emmenée chez une dame pour qu’elle raconte des choses sur son père sinon elle la grondait ("maman elle a dit que tu lui dis  la dame sinon je te gronde "). Elle explique qu’elle n’a pas le droit de dire que c’est Steve qui lui "met le doigt dans la zézette", et qu’elle est même "obligée " de dénoncer son père à la place du copain de sa mère. A un moment de la discussion, Loriane dit "eh ben, quand je sors dehors, maman, eh ben eh ben elle appelle [Steve] et elle dit prépare les aiguilles".

Enfin, dans un dernier enregistrement, en date du 15 avril 2010, Loriane dit qu’elle voudrait qu’Audrey soit sa maman, parce que sa mère  elle, "elle laisse faire [Steve]". Steve lui dit que quand elle est chez son père "il entend tout", et les deux lui disent de ne rien dire à son père et à Audrey. Steve la menace au cas où elle voudrait parler de tout ses actes à son père, et lui dit "tu vas voir à tes fesses ce que je vais faire". La petite, en plus de cela, a peur que Steve ne l’enlève.

A : et il fait quoi à tes fesses ?
L : ben l’aiguille, le stylo et le doigt
A : dans la zézette ou dans les fesses ?
L : dans les fesses
A : et le stylo, il fait comment dans les fesses, il le met dedans ?
L : en fait, il a un crayon de papier, comme un crayon de couleur
A : ouais
L : eh ben des fois il le tourne et casse la mine elle rentre dans mes fesses et après ça fait mal
A : et après il laisse la mine dans tes fesses ?
L : oui et après maman elle me met du lait de toilette mais aç passe pas, hein

Ces enregistrements sont soumis au tribunal par l’avocat de Loic, mais on se rend vite compte que la Justice a simplement décidé de faire comme s’ils n’existaient pas, puisqu’ils ne sont jamais évoqués dans aucun jugement par la suite.
Le 29 mai, Mme S. et un de ses confrères reçoivent Loriane. Mme S. voit l’enfant pour la quatrième fois, et écrit au juge qui s’occupe de l’instruction en expliquant un dessin réalisé par Loriane, représentant Steve. Loriane a dit que Steve "tient des aiguilles qu’il met dans sa zézette", écrit Mme S, "elle nous a raconté qu’il fermait la porte à double tour, qu’il portait une grande robe noire, comme les curés avec des couleurs intérieures, qu’il lui piquait la zézette avec des aiguilles, qu’il parlait une langue bizarre. Sa maman n’est pas là mais elle met une crème car elle a mal (…) Parfois il y a d’autres personnes, des hommes, des femmes et d’autres enfants dont [Mathieu]".

Pour Mme S., ces cérémonies sont assimilables à une sorte de sorcellerie pour "obtenir de la puissance sexuelle" ou du pouvoir. L’enfant ne serait qu’un "intermdiaire" entre les abuseurs et les forces spirituelles qu’ils invoquent.

La spécialiste conclut que Loriane "est en grand danger et peut être victime de viol aggravé, victime de rituels de sorcellerie, soit seule soit en groupe".

3. Secte et réseau pédophile

Au fur et à mesure que Loriane prend confiance en Mme S., elle parle de faits de plus en plus graves. On parle désormais de viols de plusieurs enfants par plusieurs adultes, de cérémonies vaudou ou de sorcellerie, et on a l’impression que plusieurs adultes de l’entourage des enfants sont au courant des faits, voir complices.

D’autre part, Martine et Steve contre attaquent, et vont s’attacher à démontrer que c’est Loic qui est responsable des piqures d’aiguilles, des viols et de la secte.
En plein milieu de l’ét é2010, Loriane fond en larmes quand Loic vient la chercher. La petite lui demande pardon : quelques minutes après son retour des vacances avec son père, le 17 juillet 2010  17h, Steve l’a piquée avec des aiguilles dans le sexe, puis sa mère l’a emmenée au poste de police pour dire que c’est son père qui venait de lui faire ça.

Loriane rencontre Mme S., fait un dessin et explique que Steve les enferme à clé dans la chambre et met la clé au dessus de l’armoire. Elle dit que sa mère est derrire la porte et ne dit rien.

Mme S. écrit que Loriane "confirme que sa mère l’emmne à la police à chaque fois qu’elle rentre de chez son père. [Steve] l’accompagne jusqu’à la porte mais ne rentre pas. Elle raconte que sa mère la harcèle ‘dis que c’est papa, dis que c’est papa qui te met les aiguilles dans la zézette, attention j’entends tout derrière la porte’ ".
On lui demande alors ce qu’elle ferait si son père lui demandait de mentir, elle répond immédiatement que "c’est pas possible, j’ai pas peur de papa, il fait rien, j’ai peur de maman et de [Steve]".

Elle ajoute qu’un certain Clément fait la mme chose avec elle et ses propres enfants, et qu’un autre enfant, le fils de la sœur de Steve, a subi la même chose qu’elle. Elle dit encore qu’elle subit des sévices le matin avant d’aller  l’école, et aussi quand elle rentre de chez son père. Mme S. conclut logiquement de cet entretien que Loriane est "instrumentalisée à un degré élevé", et est "victime de violences psychologiques graves".

La petite explique quelques jours plus tard, devant Mme S. et son collègue, que le père de Mathieu, Damien, a aussi abusé d’elle. Elle explique aussi "qu’elle allait le dimanche rencontrer une dame dans un appartement " (dame aux cheveux blancs, yeux marrons), "elle lui a mis galement les aiguilles et le doigt dans la zézette et dans les fesses. Comme elle ne voulait pas se laisser faire, elle a appelé [Steve] pour qu’il l’aide. Elle croit que [Steve] lui fait ça pour que son père aille en prison (…) Elle dit qu’il y a beaucoup d’autres adultes ‘les copains de [Steve]’ qui font subir la même chose à d’autres enfants", écrit Mme S. au juge.

Fin novembre 2010, le service social rend son rapport au sujet du suivi de Loriane, qui avait été prescrit en septembre 2009 pour une durée de 15 mois, et demande une prolongation de l’AEMO (assistance éducative en milieu ouvert, c'est--dire des rendez-vous réguliers des parents et de Loriane avec divers spécialistes et éducateurs, dans le but, semble-t-il, de calmer un hypothétique "conflit parental").

On demande la prolongation parce qu’on reproche à Loic d’être "toujours persuadé que sa fille est victime d’abus sexuels". En outre, il est écrit noir sur blanc que les employés des services sociaux chargés de l’AEMO ont "pris l’option de tenter de prendre du recul par rapport  la problématique d’abus sexuels qui envahissait tous les entretiens". Autrement dit, on évite soigneusement d’aborder le fond du problème, on ne cherche même pas  savoir si Loriane est bien victime d’abus, et encore moins de la part de qui. Il est alors très facile de reprocher au père, pour qui faire éclater la vérité sur ce qu’a subi Loriane est "un combat", de maintenir ses accusations et de manipuler sa fille en l’obligeant à voir des spécialistes, et de réduire le débat à "une situation familiale complexe".

On apprend ensuite qu’une psychiatre lyonnaise réputée est aussi implique dans les abus. Un jour où loriane est avec son pèe dans un restaurant de Lyon, elle reconnait une rue, puis une autre, un magasin de robes de mariées, et compte quelques portes avant de désigner une porte. Elle dit à son père qu’elle est allée au deuxime étage, et que c’est là qu’elle a été violée. Loic est monté et a pu vérifier que le cabinet de cette psychiatre était bien là où l’avait dit Loriane. Fin 2010, Loriane a dit à Mme S. que cette psychiatre, qu’on appellera le Dr. B, lui a mis des aiguilles dans le sexe, et qu’on l’amenait à son cabinet le mercredi après-midi. La petite avait déjà parlé de ces scènes mais sans dire le nom de ce médecin. En parallèle, Loriane se montre de plus en plus agressive, trait de caractère que Mme S. n’avait jamais noté chez elle jusque là.

Le 30 décembre 2010, Loic voit sa demande d’hébergement de Loriane refusée, et l’AEMO est bien prolongée, pour 15 mois supplémentaires. Le juge se base sur le rapport du Dr T., d'après lequel Loriane tient des propos contradictoires selon la personne avec qui elle se trouve, et estime que Loic n’a apporté "aucun élément nouveau". Les propos de Loriane rapportés par Mme S. ne sont pas crédibles aux yeux du juge T.

Posté par Anon à 12:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Partie II: deux enfants entre les mains d’une secte pédo et sataniste

    mais de ki ont se moque la !!!

    Posté par piplette, 14 juillet 2013 à 22:01 | | Répondre
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