10 février 2013

Partie III Lyon : deux enfants entre les mains d’une secte pédo et sataniste

80364812_oDans la première partie de cette histoire aberrante, on a vu que les enfants respectifs d’Audrey et Loïc sont pris dans une sorte de secte vaudou, dans laquelle on les pique avec des aiguilles lors de cérémonies, mais aussi au cours desquelles on les viole.

On a aussi vu qu’à plusieurs reprises, les réactions de la police et de la Justice ont été des plus surprenantes, une OPJ déclarant à Audrey qu’elle allait les « faire tomber », et demandant à Loïc d’ « arrêter les procédures ». Très vite, les abuseurs ont tenté de retourner la situation et de faire croire que c’est Loïc qui est à l’origine des sévices. Et ils poussent Loriane à dénoncer son père lors de ses différentes auditions. Petit à petit, les rapports des services sociaux et les jugements mettent de plus en plus de côté les accusations d’abus sexuels.
1. Enlisement judiciaire

En décembre 2010, donc, la Justice décide de prolonger la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) de Loriane pour 15 mois supplémentaires. La petite, qui s’est confiée à Mme. S, qui est psychopédagogue et spécialiste en victimologie, et préside une association d’aide aux victimes, ne pourra plus voir cette dame.

En ce qui concerne la plainte de Loïc avec constitution de partie civile pour les faits dénoncés par Loriane, le juge S. limite l’instruction à interroger Loïc et son entourage, et il refuse la confrontation avec Martine demandée par Loïc. Toutefois, il parvient quand-même à avoir une expertise de Steve.

Le 7 mars 2011, Loriane retourne voir le Dr D, de l’hôpital de Lyon, qu’elle avait déjà vue fin 2008, et qui avait rédigé un certificat dans lequel elle concluait « il semble que cette enfant de 5 ans soit victime d’attouchements sexuels à répétition, ce qui provoque chez elle une souffrance psychique et un renfermement néfastes à son développement », car en effet, Loriane lui avait parlé des attouchements et semblait très perturbée.

Mais cette fois, le Dr D. tient un discours bien différent après avoir vu Loriane, qui a refusé de se laisser examiner : elle estime qu’il est « très difficile » d’authentifier les propos de Loriane. Elle écrit ensuite « Il a été conseillé de laisser cette enfant tranquille et de cesser la multiplicité des consultations et des examens », et tente de dissuader Loïc de continuer à faire examiner sa fille. De son côté, Martine, la mère de Loriane, est déboutée de sa demande pour que Loïc ne voie plus Loriane qu’en « lieu neutre ». Mais, la petite ne pourra voir un psychologue que si les deux parents sont d’accord.

En juin 2011, une assistante sociale de la protection de l’enfance dépose une plainte contre Damien pour des faits inquiétants relevés par le pédopsychiatre qui suit Mathieu. Le rapport de cette assistante sociale, rédigé après avoir entendu tous les protagonistes de l’affaire, est accablant au sujet de la violence de Damien, des problèmes d’éducation et de sa négligence envers son fils. Comme par hasard, l’assistante sociale est mutée très rapidement. Elle est remplacée par une certaine Nabila, qui dit d’emblée à Audrey que Mathieu va retourner vivre chez son père.

Le 16 juillet, Audrey récupère son fils devant le commissariat (c’est convenu avec Damien en raison de ses accès de violence récurrents). Damien demande que Mathieu n’enlève pas ses lunettes de soleil car il a reçu des gouttes dans les yeux. Il ne donne pas de précisions, et rien n’est mentionné dans le carnet de santé. Audrey regarde quand même et constate que Mathieu a une marque sous l’œil gauche et « des traces de griffures et de piqures sur la jambe gauche », comme elle l’explique dans le signalement qu’elle fait immédiatement. Et dans le seul but que Damien ne puisse pas dire que c’est Loïc qui est à l’origine de ces marques, comme Steve et Martine d’un côté, Damien de l’autre, veulent le faire croire.

Quand elle demande à Mathieu d’expliquer d’où viennent ces traces, il donne de nombreuses explications différentes et semble gêné.

Quelques mois plus tard, le 10 septembre 2011, Audrey porte plainte contre X, car une fois de plus elle a remarqué des « marques en forme de petits points » sur le nez de Mathieu, qui ressemblaient à des traces de piqûres, ainsi que l’a noté un médecin dans un rapport fait le jour même. Via son avocate, Damien nie les faits, disant que Mathieu n’avait aucune trace quand il l’a laissé à sa mère. Il prend même la défense de Steve, car lui et Mathieu ne l’auraient rencontré « qu’une seule fois, fin 2008, et où l’enfant n’est jamais resté seul » avec Steve. Mais étrangement, dans son courrier, l’avocate de Damien évoque et présente les jugements de l’affaire de Loriane.

Audrey doit de nouveau porter plainte le 24 septembre : en récupérant Mathieu, elle observe à nouveau des marques sur son nez, comme deux semaines plus tôt. Elle se rend au commissariat avec Mathieu, qui dit que « papa et [Steve] lui avaient fait des piqûres sur le nez et qu’il en avait marre ». Elle tente de déposer plainte contre X, mais les flics ne prennent qu’une main courante (ce qui est illégal), et suggère aux enquêteurs de regarder du côté de Damien et Steve. En parallèle, le couple contacte les médias, ce qui met étrangement fin à leurs nombreuses convocations au commissariat.

Entre les deux plaintes d’Audrey, la juge O. demande une Investigation d’orientation éducative (IOE). Là encore, on estime qu’il s’agit d’un simple « conflit parental » qui perdure. Devant la juge, Mathieu aurait dit que c’était Loïc qui lui avait fait les piqûres.

En ce qui concerne Mathieu, Damien s’occupe également de faire peser les soupçons de maltraitance sur Loïc. Ainsi, il a expliqué à son avocate que le 10 septembre, quand il a remis l’enfant à sa mère, il ne portait aucune marque de piqûre. Et comme par hasard, Mathieu aurait dit devant la juge O., donc, que les piqûres étaient l’œuvre de Loïc. Mieux : Damien va même jusqu’à tenter de blanchir son ami Steve, expliquant qu’il n’a pas pu commettre les faits dont Mathieu l’accuse, parce que « [Mathieu] et lui n’ont rencontré [Steve] qu’une seule fois, en 2009 ou 2010, et où l’enfant n’était jamais resté seul avec [Steve] ». Nous voilà rassurés.

De même, l’expert psychiatre qui examine Steve en septembre 2011 dans le cadre de la plainte de Loïc, et qui ne décèle chez lui aucune pathologie, écrit même que « l’infraction étant niée, il n’y a pas lieu d’en faire une analyse psychiatrique ». Raisonnement fort intéressant, qui heureusement n’est pas devenu la Doxa en matière judiciaire. Toutefois, lors d’une expertise ultérieure, en novembre 2011, un psychologue note chez Steve les « propos lisses, mettant ainsi à distance les émotions et les affects ». L’individu est en outre sur la défensive. Le psy remarque encore une « difficulté à la temporalisation et à la représentation des évènements de sa vie » et conclut que Steve a une personnalité présentant une « légère dimension pathologique ».

Accessoirement, l’avocate de Damien, qui n’est pas censé connaître Martine et Steve, évoque et présente au magistrat instructeur de l’affaire des jugements qui concernent Loriane. Mais, cela ne perturbe personne, semble-t-il, puisque personne ne se demande comment il a pu avoir ces documents en sa possession.

2. On piétine

2a34df97Damien emmene Mathieu le 4 octobre 2011, alors que cela faisait dix jours qu’il était avec lui chez le docteur S dermatologue pour faire constater qu’il s’agit de piqure de puce et non d’aiguille. Celui-ci constate « au niveau du pavillon des oreilles de la racine du nez, du versant droit du nez, de la paupière supérieure, de nombreuses érosions superficielles crouteuses d’allure récentes ». De fait : le gamin avait comme un masque autour des yeux, avec des traces de piqûres tout le long du visage. En l’espace de trois jours seulement, ces traces avaient disparu.

Le 8 octobre, Audrey doit récupérer Mathieu, et afin qu’on ne puisse l’accuser d’avoir commis quoi que ce soit sur l’enfant, Loic part à la plage avec leurs enfants (Audrey et Loïc ont eu une fille et un garçon) pour avoir des alibis au cas où on dirait qu’il a fait les piqures à Mathieu. Malgré cela, la fois suivante quand Audrey le récupère (le 22 octobre 2011), Mathieu porte à nouveau des marques de piqûres alors que Loïc ne l’a pas vu depuis un mois.

Jusqu’en janvier 2012, s’ensuit une série d’examens de Mathieu lorsqu’Audrey le récupère avec des traces de piqûres après un séjour chez son père.

Le 14 octobre, c’est l’audience au tribunal correctionnel pour les violences contre Mathieu, et voilà qu’à la surprise du couple, l’audience se fait à charge contre Audrey. Mathieu n’est entendu qu’une seule fois et en présence de son père, qui lui n’est jamais interrogé, pas plus que Steve. Evidemment, à la fin de l’audience, le Procureur dit que le dossier est vide et que l’on n’a pas cherché à vérifier les propos de Mathieu. Ce magistrat parle même d’ « enquête de police bâclée » et demande la relaxe, ce qui est jugé finalement quelques minutes plus tard.

Pourtant, Loic et Audrey ont montré les preuves des traces de piqures à l’audience. Et de leur côté, les enfants ont expliqué où Steve cache les aiguilles et les robes africaines utilisées lors de ces cérémonies à moitié vaudou, à moitié pédos. On aurait donc su où trouver les preuves, qui étaient accessibles, donc on aurait su où trouver les preuves, qui étaient accessibles, mais on ne l’a jamais fait puisqu’il n’y a jamais eu de perquisition. De même, alors que les flics n’ont pas hésité à mettre Loïc sur écoute la semaine où il a refusé de rendre Loriane à sa mère après ses révélations, ni Steve, ni Damien, ni Martine n’ont jamais été mis sur écoute.

Les choses continuent à se passer comme elles ont commencé : Mathieu revient de chez son père avec des piqûres, que Loïc et Audrey font constater. Les relations sont de plus en plus tendues entre Loïc et Audrey d’une part, et le trio Damien – Steve- Martine de l’autre. L’apothéose étant un jour où Audrey vient récupérer Mathieu devant chez Damien en décembre 2011 : Damien est en furie, se montre violent, pousse Audrey, si bien que Loïc finit par lui envoyer de la bombe lacrymogène dans la figure. Loïc et Audrey se rentrent alors dans le commissariat pour porter plainte, et Damien les suit, toujours aussi furieux a tel point que les flics sont obligés de le plaquer contre le mur du commissariat, de lui faire une palpation de sécurité et de le menacer de garde a vue s’il ne calme pas de suite…..

L’affaire est rapidement envoyée au tribunal de police alors qu’elle aurait du passer en correctionnelle, et finalement Damien n’est jugé coupable de dégradation volontaire de véhicule.

3. Jusqu’au bout

Le 5 janvier 2012, Damien est convoqué par la police, qui lui apprend que Mathieu, qui vit encore chez lui, va être placé. Trois heures plus tard, Steve annonce sur Facebook que lui et Martine ont rompu, sans qu’aucune raison ne soit évoquée alors qu’il y avait un projet de mariage. Etrange coïncidence dans le calendrier, en tout cas.

Quant à l’explication réelle, c’est probablement Loriane qui la donne, quand elle dit à son père que « [Steve] il est parti parce qu’il voulait pas se faire choper par les flics ».

Le 14 janvier, Audrey et Loïc récupèrent Mathieu au commissariat comme d’habitude qui leur dit que de nouveau son père et Steve lui ont fait boire un truc qui l’a endormi. Ils vont alors chez le médecin qui le teste positif aux opiacés : la substance en question, c’est le PHENOBARBITAL, un psychotrope de classe 4 utilisé contre les insomnies, l’anxiété etc. Par contre, on ne trouve rien chez Loriane. Mathieu est alors hospitalisé en raison des piqûres d’aiguilles et pour avoir absorbé des substances nocives. Quelque temps plus tôt, les deux enfants avaient bien dit qu’on leur faisait boire quelque chose, puis qu’ils s’endormaient.

Mathieu voit donc un pédiatre le 14, et reste à l’hôpital, seule sa mère est restée avec lui ce soir là, et le lendemain, le petit voit son père, qui lui rend visite toute la journée à l’hôpital. Le 16 janvier, quand Audrey vient voir son fils à son tour vers 10 h 30 du matin, et il lui dit que son père lui a fait des piqûres le jour même, à l’hôpital. Des traces qu’elle n’avait pas vues sur le moment. Mais, elles sont constatées le 16 janvier par le pédiatre qui avait examiné Mathieu lors de son arrivée deux jours plus tôt, le 14.

Le 17 janvier, la juge O. décide de placer Mathieu, et suspend le droit de visite des deux parents séance tenante. L’enfant est confié dans la journée à l’hôpital et aux services sociaux qui le prendront en charge dès sa sortie, en le mettant dans un foyer jusque fin septembre. Son père peut venir le voir chaque semaine et cinq fois au total, tandis qu’Audrey n’a droit qu’à une visite par mois. A cette période, Mathieu a des difficultés scolaires importantes.

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A partir de ce moment, Loriane aussi revient systématiquement de chez sa mère avec des traces de piqûres, alors qu’en principe, Steve n’est plus dans les parages. Alors Loïc et Audrey font comme ils l’ont fait avec Mathieu : ils emmènent la petite chez le médecin pour constater les traces dès qu’elle revient de chez son père. Le médecin constate encore que Loriane n’a pas ces marques quand elle quitte le domicile de son père. Plusieurs certificats de ce type se succèdent jusqu’en juin 2012.

Le 27 mars 2012, les services sociaux demandent le placement de Loriane, car il faut la protéger d’un « climat malsain et d’un environnement non protecteur dans lequel elle évolue ». Le lendemain, Martine est convoquée pour qu’on lui explique que Loriane va être placée. La personne qui la reçoit rédige une note fort instructive, dans laquelle il est écrit «nous avons affirmé que malgré l’instruction en cours et l’exercice de l’AEMO, [Loriane] n’était pas protégée et qu’elle évoluait dans un climat malsain. Nous avons énoncé notre décision d’interpeller le magistrat pour une demande de placement. [Martine] s’est effondrée en pleurant, se précipitant sur sa fille, la serrant contre elle et lui demandant ‘pardon’ ». Question : pour quoi Martine éprouvait-elle le besoin de demander pardon à sa fille ?

Le 18 juin 2012 a lieu le jugement en assistance éducative qui doit intervenir au sujet du placement de Loriane. Si Loïc y est favorable, à défaut d’avoir sa fille chez lui, ce n’est pas le cas de Martine qui ne veut pas en entendre parler. Martine dit que rien ne prouve que les marques sur Loriane sont des traces de piqûres, et elle ajoute que c’est Loïc manipule leur fille afin qu’elle accuse Steve.

Le jugement revient sur le fait que Loriane aurait été entendue seule et qu’elle aurait dit qu’elle ne voulait pas partir de chez sa mère. On ajoute encore que les éducateurs et enseignants n’ont aucune « inquiétude particulière » du fait que Loriane vive chez sa mère.

Enfin, le juge écrit dans le jugement que via son avocat, Loriane aurait dit qu’elle « a menti au sujet des piqûres mais qu’elle n’ose pas le dire à son père de peur que celui-ci la réprimande », et lui aussi place le débat sur le terrain du « conflit familial ». Logiquement, le juge déclare que les « accusations de Loïc » contre Steve et Damien ne sont « étayées par aucun élément probant ». Finalement, bien que le juge considère qu’un placement serait prématuré, il prolonge la mesure d’assistance éducative pour 15 mois en raison du « conflit parental ».

Le juge ne tient aucun compte des certificats médicaux présentés par Loïc, ni des accusations de viol de Loriane. Il décrédibilise complètement les propos que peut tenir Loriane : parole « fragile », qui « fluctue en fonction du contexte », « sa parole doit donc être appréhendée avec prudence ».

4. Où l’on parle de réseau pédophile

Dans cette affaire, on a déjà tous les éléments du réseau pédophile : des adultes s’organisent ensemble pour abuser d’enfants, car en dehors des piqûres, il faut se rappeler que tout a commencé pour Loriane par des attouchements et des actes de pénétration. Cette organisation semble déjà étendue, puisque outre la mère de Loriane et Steve, le père de Mathieu, Damien, est aussi impliqué.

On sait par Loriane qu’une psychiatre qui pilote différents centres médico psychiatriques à Lyon s’adonne aussi à ces séances de piqûres, ainsi que d’autres adultes non identifiés. Lesdites cérémonies sont a priori à caractère vaudou comme le laissent penser les aiguilles de couleurs différentes utilisées sur les enfants. Les adultes, notamment Steve, y parleraient une langue que les enfants ne connaissent pas, et se déguisent avec des toges africaines.

On peut encore dire que Steve aurait un rôle important dans sa secte, et d’après les enfants c’est lui qui dirigeait les cérémonies. Le vendredi, il disait parfois qu’il allait dans sa « grande famille » en Suisse, dans un château. En outre, les différentes réactions de la police et du parquet ne manquent pas de surprendre, amenant à penser qu’il pourrait y avoir des protections haut placées en faveur de Steve.

Steve n’a pas de métier précis, pas de formation ni de diplôme, mais travaille aujourd’hui comme chef de sécurité dans un magasin Carrefour à Lyon. Son père était élu dans une mairie de la région, et connaît très bien certains politiciens locaux en vue.

Un jour, Loriane a une réaction de peur très vive en reconnaissant dans un livre une femme qui se trouve être de la famille de Steve, mariée avec le patron d’un grand laboratoire pharmaceutique, proche lui aussi de certains politiques locaux.

Les cérémonies que dirigeait Steve avaient parfois lieu le soir, et un certain nombre d’adultes étaient présents. Mais, il arrivait beaucoup plus régulièrement qu’il fasse des piqûres à Loriane sur le temps de midi. Il pouvait faire son petit rituel assez vite, et cela ne prenait pas plus de 20 minutes. Il semble également clair que les enfants étaient conditionnés mentalement, et à de nombreuses reprises Loïc et Audrey ont pu constater un changement brutal dans le comportement de leurs enfants, à des moments bien précis. D’un coup, c’était comme si Loriane ou Mathieu étaient totalement absents.

Ainsi, Mathieu réagissait de cette manière à la vue de la Mégane bleue tunnée de son père. « A chaque fois que son père venait le chercher avec la mégane, Mathieu changeait de comportement. Il ne nous voyait plus », expliquent Loïc et Audrey.

Pour Loriane, on utilise, semble-t-il, un chien dénommé Dino, le cocker de Steve. Par exemple un jour, sa mère appelle Loriane au téléphone alors qu’elle se trouve chez Loïc, qui entend la très brève conversation entre la mère et sa fille. Martine dit « Loriane ? », la petite répond « oui maman », et Martine enchaîne en disant seulement « Dino te fait des léchouilles », et Loriane s’éteint immédiatement, est totalement absente, ne dit plus rien. Est-ce une sorte de code qui signifierait quelque chose comme « Steve te fait des bisous » ?

Un jour Loriane entend Steve parler au téléphone, et il dit à la personne à l’autre bout du fil qu’il va dénoncer tout le monde si on ne le couvre pas. Cette conversation est intervenue juste après que Steve ait appris le placement de Mathieu, et donc de sa rupture avec Martine annoncée sur Facebook.

_wsb_240x227_magie+vaudouOn sait aussi que Martine est désormais en couple avec un certain Johnny qui habite dans le Var et a deux fils qui ont dit à Loriane qu’eux aussi étaient piqués avec des aiguilles. Et tous les enfants assistent à des scènes d’exhibitionnisme de Martine et Johnny, du type fellations par exemple. Apparemment, ledit Johnny aurait rencontré Martine vers le mois de mars 2009, chez la femme de son frère. Car, Johnny est plus ou moins proche du frère de Martine, par amis et famille interposés.

La mère de Martine est également dans le collimateur. Celle-ci, qu’on appellera Anne Laure, est assistante maternelle, et beaucoup sinon tous les enfants qu’elle garde son victimes des délires de Steve. Il semble que les services sociaux aimeraient lui retirer son agrément, car elle garde des enfants hors du cadre dans lequel elle peut normalement officier.

D’après les enfants, Steve vient les piquer eux et/ ou les autres enfants, quand ils sont gardés par Anne Laure, qui ne dit rien.

Cependant, la grand-mère de Loriane a eu une réaction assez vive quand elle a appris que sa fille était en couple avec ce Johnny, et ne veut pas que sa petite fille vive sous le même toit que lui. Pourquoi une telle crainte ?

Au total, 23 enfants seraient victimes : des copines d’écoles de Loriane, qui sont aussi gardées par la grand-mère après l’école, dont les parents participent parfois aux faits et en tout cas ne disent rien. D’autres enfants qui sont ou étaient gardés chez la grand-mère ont aussi eu droit à des piqures, voir plus, ainsi que les enfants de du frère de Martine, également petits enfants d’Anne Laure, donc.

Mathieu, quant à lui, parle des deux fils de la nouvelle compagne de son père.

Quant aux adultes impliqués, ils semblent nombreux, et le groupe a l’air de recruter de nouveaux fidèles, dirait-on. On voit en effet que dans l’entourage de Mathieu aussi, les enfants et adultes concernés sont de plus en plus nombreux. Les enfants disent que des gens sont venus chez Steve et Martine, et que tout le monde les a piqués. Le soir, il y avait parfois des cérémonies où beaucoup de monde était présent, d’après Loriane.

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