child_abuse_1Revenons sur le sort de Loriane et Mathieu. Deux enfants qui pourraient se retrouver encore plus isolés, à la merci de leurs bourreaux. Dans ces deux affaires, le rôle des services sociaux a été de nier le danger pesant sur les enfants, pour réclamer ensuite qu'on les envoie chez ceux qui abusent d'eux depuis des années maintenant.

Suite aux derniers événements, Audrey, la maman de Mathieu, a perdu l'autorité parentale sur son fils, qui a été renvoyé chez son père sans décision du juge des enfants.

Et ce n'est pas un jugement qui dit cela, mais une ordonnance en référé prise trois jours après une audience à laquelle Audrey n'a pas pu se rendre, sur demande du père de l'enfant le 9 juillet 2013.

La mesure d'AEMO devait s'achever en juin 2013, mais lors des dernières audiences, rien ne permettait de penser que Mathieu serait confié à son père. La dernière audience, à laquelle Audrey était absente car elle venait d'accoucher, aurait du être reportée. Mais cela, le juge n'en a pas tenu compte. 

Audrey a appris que son fils était dans sa famille paternelle parce qu'elle ne parvenait plus à le joindre et qu'elle a appelé le foyer dans lequel il était placé. C'est là qu'on lui a expliqué que les grands manitous des services sociaux avaient décidé que l'enfant irait dès à présent chez ses grands paternels, puis chez son père.

Cependant, dès le mois d'avril on pouvait lire dans un jugement que les services sociaux pensaient déjà à "un travail d'accompagnement d'un retour de Mathieu chez son père". 
Le juge qui a choisi de renvoyer Mathieu chez son père considère qu'Audrey n'a jamais réclamé la garde de son fils, ce qui est faux, et qu'elle ne fait que l'examiner sous tous les angles à chaque fois qu'elle le voit au point rencontre. Pour cela, on lui retire l'autorité parentale et on prive un enfant de sa mère.

Audrey n'était pas à l'audience du 23 juillet suite au référé du père. Elle a donc demandé un renvoi puisqu'elle était à l'hôpital. De plus, personne n'a reçu le jugement du juge des enfants, suite à l'audience du mois de juin au cours de laquelle le père a déclaré qu'il n'avait pas le temps de s'occuper de son fils pour l'instant. 

Le juge écrit qu'Audrey "ne pouvait ignorer que le placement de Mathieu était levé à compter du 2 août prochain, main levée du placement précédée d'une sortie de l'enfant confié aux parents" du père. Ah bon? Audrey serait extra lucide pour les juges? Comment aurait-elle pu "ne pas ignorer" quelque chose qui n'a pas été dit et encore moins écrit? Bref, la demande de renvoi a été rejetée!

On écrit aussi qu'Audrey demande la poursuite du placement, alors qu'elle a au contraire demandé à récupérer son fils, qui est en danger avec son père.

Le juge a décidé de retirer l'autorité parentale à Audrey, sans contradictoire et sans tenir compte des pièces à charge qui apparemment n'étaient pas dans le dossier, en arguant qu'une procédure pénale est en cours contre Loïc et Audrey.

Hors, cette procédure pénale qui concerne les maltraitances contre Loriane et Mathieu n'est pas portée contre Loic et Audrey mais contre X, c'est-à-dire à charge et à décharge contre TOUS les protagonistes de l'affaire, contre tous ceux qui auraient pu commettre les maltraitances. C'est-à-dire Loic et Audrey, mais aussi le père de Mathieu et la mère de Loriane.

L'ordonnance en question est provisoire et vaut pour 8 mois.

 

Pourquoi il y a "danger":media_l_3960099

Le père de Mathieu a déjà été impliqué dans des faits d'agression sexuelle. Il est violent, et peut même impunément menacer de mort la mère de son fils en plein tribunal. Apparemment, il ne craint personne, mais les juges, eux, semblent le craindre.

En janvier 2012, un test urinaire a montré des traces d'opiacés chez Mathieu (Phenobarbital, un sédatif), qui a du être hospitalisé en urgence ce mois-ci, en raison d'importantes traces de piqures. Un médecin avait alors demandé un placement en urgence de Mathieu, qui revenait de chez son père.

En juin 2011, c'est bien contre le père de Mathieu que les services de la protection de l'enfance ont porté plainte. Bizarrement, c'est devenu une plainte conte X et une garde à vue en octobre contre Loïc et Audrey. Au bout de deux jours, les flics ont du les relacher et à l'heure à l'actuelle, ils ne sont toujours pas inculpés de quoi que ce soit, et ne sont pas mis en examen. Pas de chance, l'assistante sociale qui a fait le signalement a été mutée. Elle avait fait un rapport accablant concernant la violence du père de Mathieu et sa négligence vis-à-vis de son fils.

Suite à cette mutation, une éducatrice spếcialisée, non habilitée à intervenir dans ce genre de dossier, a remplacé l'assistance sociale mutée et a pris fait et cause pour le père de Mathieu. Depuis ce moment, les services sociaux n'ont eu de cesse d'attaquer Loic et Audrey.

En janvier 2012, les services sociaux avaient encore convoqué le père de Mathieu, chez qui l'enfant vivait, pour lui dire qu'ils soutenaient son placement dans un foyer. S'il n'y avait aucun danger pour l'enfant, ou si le danger venait de sa mère, pourquoi lui retirer l'enfant?

Le père de Mathieu est manifestement aidé par certaines personnes, celles qui ont commencé à maltraiter les enfants, à leur faire des piqures et à violer Loriane. 

 

Quant à Loriane, rien ne bouge. La petite ne dit plus rien mais il est certain que les abus continuent. La justice ne semble toujours pas décidée à la protéger. Et les services sociaux ne semblent pas choqués par la situation.